Les fables de la Fontanel

Sophie Fontanel, Les Fables de la Fontanel, Robert Laffont, 2020

Par Florence Montségur.

 

Mais que sont donc ces fables ? Des moments polissons,

Des récits tout en joie dont la fin a du fond

(Pas des fonds de culotte, dirait la Fontanel,

Mais ce mot, je l’assume, est de moi et pas d’elle),

Des récits qui rimaillent. Mais la science des vers

C’est d’amuser l’oreille, et s’ils ne sont pas clairs,

Si le rythme est bancal, la lecture est troublée.

Or si la Fontanel est habile à croquer

Des problèmes charnels, des désirs maladroits,

Des membres trop petits ou bien pas assez droits,

Des idées toutes faites qui pourrissent la vie,

De grands malentendus et de petits ennuis,

Des passions flétries, des ratés du caleçon,

Ses vers laissent perplexe. Et quant à ses leçons

Certaines sont subtiles mais d’autres sont forcées.

Bref, l’intention de peindre et aussi d’amuser

En fait des fables drôles… et des textes moyens.

(Réservés aux adultes — Tu entends, galopin ?)

Catégorie : Extras.

Liens : chez l’éditeur.

Comment en parleraient-ils ?

Un petit extra de circonstance… Juste un. Pour vous faire sourire. Mais que vous pouvez prolonger en postant des idées à vous dans la case commentaire. Source : anonyme ou inconnue.

Flaubert : raconterait l’ennui d’une jeune femme confinée avec son mari.

Balzac : raconterait l’histoire de la fabrication du canapé où son héros est assis.

Proust : Son héros tond pendant le confinement. L’odeur de l’herbe coupée lui remémore son passé.

Beckett : Deux hommes attendent la fin du confinement – qui n’arrivera jamais.

Ionesco : Le confinement attend la fin de l’homme.

Zola : raconte avec précision le quotidien d’un ouvrier d’Amazon contraint de travailler.

Maupassant : Son héros confiné a des hallucinations et devient fou.

Feydeau : Un mari, sa femme et l’amant de celle-ci sont confinés ensemble…

Musso : Deux personnages que tout oppose sont confinés dans la même maison. Ils tombent amoureux.

Marguerite Duras : Confinée. Se confiner. Je crois que ça va durer 14 jours. Ou peut-être plus. Promener mon chien. Absence de chien. L’attestation était pourtant prête sur la table.

Stephen King : Un alcoolique repenti, confiné, est torturé par le fantôme de son frère jumeau mort à 8 ans qui le pousse à tuer sa femme obèse et fanatique religieuse.

Pascal : Confiné, l’humain lance une appli de paris en ligne à propos de la date de fin du confinement ou de la date de fin du monde.

Kafka : Un homme confiné s’ennuie, regarde une mouche courir sur son plafond… À la fin, c’est la mouche qui le regarde, courir sur les murs.

Bukowski : se lève à midi et boit une bière au petit déjeuner avant d’écrire le plus beau poème jamais écrit en se grattant les couilles.

Camus : Le confinement ne fait qu’accentuer l’esprit étroit de l’homme et enferme ses questions dans des bocaux sans réponses.

Lamartine : « Un seul cas de coronavirus et tout est dépeuplé. »

Pennac : L’adulte confiné retrouve son âme d’enfant et plonge dans des aventures imaginaires.

L’effet miroir et La face cachée

Vincent Rémont, L’effet miroir et La face cachée, Vincent Rémont, 2019

Par Catherine Chahnazarian.

Un petit extra, sur ce blog où nous ne critiquons en principe que des livres qui ont trouvé (un vrai) éditeur ; bien que L’effet miroir ait d’abord été publié chez Incartades avant d’être partiellement réécrit et réédité par l’auteur. Petit extra pour ces deux polars qui forment une suite et tiennent la comparaison avec nombre de romans grand-public en vente dans les supermarchés (ceux-ci se commandent directement à Vincent Rémont).

Xavier, qui a l’ambition de devenir écrivain, achète une vieille machine à écrire Underwood. Mais celle-ci lui joue le mauvais tour de le transporter dans la peau de quelqu’un d’autre… et ce n’est pas un cadeau.

Il ne manque à cette histoire que la relecture d’un bon éditeur, qui aurait pu faire couper quelques petites répétitions dues à la structure à plusieurs voix, structure efficace qui ménage des suspenses réussis et permet d’introduire progressivement des personnages qui ont leur épaisseur. Ajoutons que l’écriture se tient : homogène et efficace elle aussi, au service de l’histoire.

Ce n’est pas une découverte extraordinaire mais, je le rappelle, de la veine des polars grand-public, adaptés à ces moments de détente où l’on se laisse glisser dans la peau d’un personnage, dans la peau… d’un autre.

Catégorie : Policiers et thrillers. Extras.

Liens : le blog de l’auteur.

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