Patients

Grand Corps Malade, Patients, Don Quichotte éd., 2012 (aussi au Cercle Points)

Par Florence Montségur.

Immersion dans un centre de rééducation, celui qu’a fréquenté Fabien Marsaud, connu aujourd’hui sous le nom de Grand Corps Malade. Il nous en raconte le quotidien : les soins, la cantine, la kiné, les apprentissages, les copains et les états d’âme. C’est un témoignage, peut-être thérapeutique pour lui, peut-être pour nous. L’histoire de types qui ont vingt ans et se retrouvent tétraplégiques. Cela se lit d’une traite tellement c’est passionnant, touchant, drôle, pathétique, sincère et bien écrit. Scotchant et pourtant tout simple.

Quant au film, je ne sais pas, je ne l’ai pas encore vu. Il doit être plus narratif, et c’est sans doute bien comme ça. Le livre, c’est du souvenir, du ressenti, des images à l’état brut ; la nécessité, l’essentiel, l’importance de dire.

Catégorie : Essais, Histoire… (Témoignage).

Liens : chez Don Quichotte ; au Cercle Points ; le clip du film.

Deux figures de l’individualisme

Vincent de Coorebyter, Deux figures de l’individualisme, Académie royale de Belgique, coll. L’Académie en poche, 2015

Par Catherine Chahnazarian.

Lorsque nous convoquons la notion d’individualisme c’est en général parce que nous sommes confrontés à celui d’autrui et que cela nous dérange, souvent parce que nous confondons individualisme et égoïsme, égocentrisme ou refus des règles. Vincent de Coorebyter tire les choses au clair dans ce petit livre de philosophie sociale. Son regard, alimenté notamment par les pensées de David Riesman, Emile Durkheim et Paul Yonnet, éclaire sur ce que nous vivons et observons autour de nous en nous obligeant à abandonner nos représentations erronées ou insuffisantes. Son objectif n’est bien sûr pas moraliste ; il est de mieux comprendre les mécanismes qui agissent sur l’individu.

En replaçant l’individualisme dans une perspective historique, et sans prétendre faire le tour de la question, Vincent de Coorebyter distingue essentiellement deux grandes tendances. D’une part, le modèle qui avait cours de la Renaissance à la Seconde Guerre Mondiale (et qui influence encore nos manières de voir), dans lequel l’individu intègre, fait siennes, les règles et les attentes familiales et sociales ; il organise sa vie de façon à leur être fidèle ; c’est sa vie d’individu unique, mais il est préoccupé de la rendre conforme aux attentes dont il a assimilé les principes et les valeurs. D’autre part, l’individualisme contemporain, qui voit le « moi » exploser dans une affirmation narcissique – non pas parce que ce serait sa tendance naturelle et qu’il serait enfin libéré des contraintes, mais parce que la société contemporaine exige de chacun d’être individué, de faire éclore sa personnalité, de se trouver, d’imposer son « moi ».

Vincent de Coorebyter sait développer une idée, l’illustrer et la reformuler afin que le lecteur puisse s’en emparer. L’on découvre, au fil des explications, que l’idée s’est précisée, qu’un sens subtil s’est ajouté et que la représentation qu’on en avait n’a cessé de s’affiner. Les références sont souvent familières, les exemples sont parlants, tirés du monde que nous connaissons. L’ensemble forme donc une réflexion qui n’est pas qu’abstraite et dans laquelle il n’est pas difficile d’entrer. On reconnaît forcément des proches, voire… La couverture en miroir est particulièrement bien adaptée au sujet !

Catégorie : Essais, Histoire…

Liens : chez l’éditeur ; interview de l’auteur (présentation de l’ouvrage 1′ ; interview 47′).

Nouilles froides à Pyongyang

Jean-Luc Coatalem, Nouilles froides à Pyongyang, Grasset, 2013 (aussi en Livre de Poche)

Par Catherine Chahnazarian.

Sous ce titre accrocheur de polar à la San Antonio se développe le récit de voyage d’un journaliste qui a pris le risque de se faire passer pour un conseiller touristique à la recherche de nouvelles destinations originales afin de pénétrer le pays le plus fermé du monde. Muni d’un appareil photo de touriste de base et d’un petit carnet de notes discret, Jean-Luc Coatalem a parcouru la Corée du Nord – enfin, ce qu’on a bien voulu lui en montrer –, escorté comme il se doit de représentants zélés du régime. Nous verrons avec lui les monuments qu’il a pu ou plutôt dû admirer (y déposer des fleurs, par exemple), les paysages qu’il a traversés (sans pouvoir descendre de voiture) et ce qu’il a pu observer incidemment. Il décrit non sans humour ses conditions de séjour et de visite, et mêle à son récit nombre d’explications sur la dynastie des Kim, la sociologie du pays et les conditions d’existence. Ce voyage s’étant déroulé en 2011, on est encore au temps de Kim Jong-il, le père de l’actuel dirigeant nord-coréen, ce qui confère au livre un caractère historique. Mais la forme n’est pas celle d’un essai, le ton est plutôt léger, parfois un peu cavalier, cela se lit presque comme un roman, avec des accents de Charlie. Le lecteur visualise les villes et les campagnes, imagine les gens et leur vie, et assiste à quelques moments de rébellion de la part de ce faux touriste, comme le refus de prendre un bain de boue fort peu appétissant dans une station thermale où il n’y a pas d’eau chaude pour se rincer. Malgré des phrases parfois un peu emmêlantes, on s’y croirait ! Et ça fait froid dans le dos.

Catégorie : Essais, Histoire… (Récit de voyage).

Liens : chez Grasset, au Livre de Poche.

Malaise dans la démocratie

Jean-Pierre Le Goff, Malaise dans la démocratie, Fayard/Pluriel, 2017

Par François Lechat.

Si vous avez des valeurs de gauche, si vous croyez au progrès et à la liberté individuelle, mais qu’en même temps il vous semble que notre société dérive de dangereuse manière, ne manquez pas cet essai écrit dans un style accessible à tous. L’auteur, philosophe et sociologue spécialiste de l’individualisme et du monde du travail, vient de sortir un livre remarqué sur Mai-68. Ici, il fait le tour des mutations qui marquent notre société depuis quelques décennies, et qui révolutionnent nos pratiques éducatives, l’école, l’entreprise, la religion, la culture… La thèse centrale tient dans le fait que l’individualisme, conquête précieuse qui garantit notre liberté de choix, a fait s’effondrer les repères qui encadraient les rapports entre générations, qui donnaient du sens au travail, qui préservaient l’idée de culture et de beauté, qui évitaient de confondre la religion avec un vague spiritualisme ou avec un supermarché de recettes de développement personnel. La cible de l’attaque réside dans une série de mouvements modernistes en vogue depuis un demi-siècle, qui sont raillés par les conservateurs de droite (par exemple dans le Figaro), mais qui sont critiqués ici d’un point de vue humaniste et progressiste. Jean-Pierre Le Goff ne cherche pas à rétablir l’autoritarisme de l’école d’antan, ou ne prétend pas que le capitalisme était plus doux avant Mai-68. Il montre plutôt que les progrès de la liberté sont à double tranchant, qu’une éducation centrée sur l’épanouissement des enfants les engage dans une course épuisante à l’affirmation de soi, ou que le nouveau management centré sur l’implication personnelle des travailleurs les soumet à une dictature de la performance et de la responsabilité. Personnellement, le chapitre sur la culture, aimanté par une ironie un peu facile à l’égard de Jack Lang, m’a paru moins réussi. Mais sur la pédagogie, le travail et le religieux, le propos est solide et très documenté, tout en restant plaisant à lire car aucun jargon ne l’alourdit. Qu’on soit d’accord ou non avec l’auteur, il donne à penser et brise le ronron du discours médiatique dominant.

Catégorie : Essais, Histoire…

Liens : chez l’éditeur.

Vivez mieux et plus longtemps, et chouchoutez votre cerveau

Michel Cymes, Vivez mieux et plus longtemps, Stock, 2016

Par Catherine Chahnazarian.

Si vous aimez bien les émissions de Michel Cymes, vous aimerez bien ce livre, et inversement. Il est amusant, intéressant et facile à lire. Nutrition, sport, sommeil, tabagisme et quelques thèmes divers sont abordés simplement, en allant droit à l’essentiel. Que cet ouvrage ratisse large permet à chacun d’y trouver un certain nombre de conseils dont il avait besoin – et semble un gage de bon sens : si l’on veut aller bien, on se nourrit bien, on ne fume pas, on se bouge, etc. Derrière ce qui peut apparaître comme des poncifs, on trouve de bonnes raisons d’y adhérer, expliquées avec le sérieux d’un scientifique et des mots de tous les jours. Un bon petit livre à laisser traîner sur votre table de chevet – ou à la cuisine ? – le temps que vous ayez mémorisé tout ce qui peut vous faire du bien. Sain d’esprit, bienveillant, sans moralisme inutile. Et c’est sans doute ça qu’on aime bien chez Michel Cymes.

Votre cerveau – Comment le chouchouter, Stock, 2017

La parenté avec le livre précédent est telle qu’on pourrait les considérer comme deux tomes d’un même ouvrage. Tous deux débutent par des conseils alimentaires, si bien qu’au final cela vous fait une bonne liste des aliments à privilégier ! La deuxième partie de Votre cerveau évoque le stress, le bien-être et même le bonheur (parce que c’est dans la tête que ça se passe), ce en quoi, sans répétition avec ce qui y a été dit, ces chapitres prolongent également le premier ouvrage. J’y ai moins apprécié l’angle d’attaque, qui semble parfois plutôt relever des valeurs et convictions philosophiques de l’auteur que de la médecine. Ces pages ont-elles été écrites par Patrice Romedenne, journaliste à France 2, présenté comme co-auteur de ce livre (pourtant écrit au « je ») ? D’aucuns cependant y découvriront un voire plusieurs conseils utiles ou l’étincelle qui déclenche un changement profitable. Et on retrouve pleinement le ton de Cymes au chapitre consacré au rire puis aux suivants (musique, sport, cannabis…) et dans la troisième et la quatrième parties, consacrées à la mémoire et aux maladies du cerveau qui nous turlupinent (Alzheimer, AVC, Parkinson, dépression, épilepsie).

De nombreux passages de Votre cerveau m’ont semblé particulièrement adaptés à un public jeune. Un livre à laisser traîner sur la table du salon ?

Catégorie : Essais, Histoire…

Liens : Vivez mieux et plus longtemps chez Stock et en Poche. Votre cerveau – Comment le chouchouter chez Stock et en Poche.

En bonus, voici un article que j’avais écrit à la sortie du livre de Giulia Enders, Le charme discret de l’intestin (Actes Sud, 2015 – l’édition a été augmentée depuis). Plus humoristique encore – notamment grâce aux dessins de la soeur de l’auteure – et tout ce qu’il y a de plus sérieux, ce best-seller sait lui aussi dire les choses simplement pour viser l’efficacité. Une excellente référence, et pas que si vos intestins vous font des misères.

Et si c’est la mémoire qui vous intéresse, je ne saurais trop vous recommander les ouvrages d’Alain Lieury, aux éditions Dunod. Je vous soumets ici quelques couvertures, mais tous les livres de ce spécialiste de psychologie cognitive sont intéressants.

                

Palmyre

Paul Veyne, Palmyre, Albin Michel, 2015

Par Catherine Chahnazarian.

Une grande partie du site archéologique de Palmyre a été détruite par Daech en 2015. Paul Veyne, historien spécialiste de l’antiquité gréco-romaine, a alors réuni une quinzaine de photographies témoignant de ce qu’était encore le site quelques semaines auparavant, et a tenu à raconter ce que fut la civilisation palmyrénienne. Ce petit livre savant et vulgarisateur a visiblement été dicté, ce qui le rend parfois un peu étrange, littérairement parlant, et il y manque une carte géographique. Mais il évoque toutes sortes d’aspects de la vie dans la Palmyre antique, en particulier au tout début de notre ère. Ce faisant, il invite le lecteur à réfléchir à ce que peut être une culture mixte et à la possibilité de vivre sans chauvinisme culturel. Car on était à la fois un Palmyrénien et un sujet romain ; un artiste s’exprimait à la fois comme oriental et comme helléniste, l’adorateur d’un dieu local connaissait et respectait les divinités grecques. Mais au-delà du message humaniste, Paul Veyne nous donne en quelques phrases des clés utiles pour comprendre comment fonctionnait l’empire romain et la manière dont on pouvait y penser le commerce avec l’Orient ou le pouvoir dans des provinces fort éloignées de Rome.

Catégorie : Essais, histoire…

Liens : Palmyre chez l’éditeur ; une carte du monde romain ; et un article biographique sur Paul Veyne de Sarah Rey, « Le curieux Monsieur Veyne », La Vie des idées , 2 juin 2015.

La faute de l’orthographe

Arnaud Hoedt, Jérôme Piron, et Kevin Matagne pour les illustrations, La faute de l’orthographe, Textuel, 2017

Par Catherine Chahnazarian.

Mon premier a provoqué une ruée ; mon deuxième, c’est quand le réveil sonne avant six heures ; mon troisième veut dire cassonade en flamand ; mon tout est un sujet glissant. (*)

La faute de l’orthographe, c’était d’abord un spectacle (belge, intitulé « La convivialité »), puis c’est devenu un livre et Marie-Claude me l’a envoyé parce qu’elle avait aimé le spectacle. « Humour, bon sens et réflexion », écrit-elle dans son petit mot d’accompagnement. C’est bien résumé ! Voilà un petit livre simple et savant, qui fait des farces au lecteur, et qui fait plaisir. Parce qu’il prend notre défense, à nous qui avons dû ânonner des listes d’exceptions grammaticales, qui avons bêtement perdu des points en dictée pour cause de distraction, d’incompétence ou de mauvaise volonté, qui devons maintenant torturer nos enfants ou nos élèves avec des règles horribles que nous condamnons parfois mais que nous devons soutenir quand même parce que si on n’écrit pas tous de la même façon, on ne se comprend pas.

La faute de l’orthographe apporte sa pierre à l’édifice de l’éternelle polémique sur ce sujet complexe. Evidemment, on peut y discuter ceci ou cela (c’est un peu le principe d’une polémique), mais ce livre vulgarise très bien les différents aspects du problème. C’est original, c’est vite lu et c’est bien sympathique.

Catégorie : Essais, Histoire…

Liens : Le livre chez l’éditeur. Un extrait du spectacle sur Youtube.

(*) L’or-tôt-graeffe.

Histoire de la littérature récente

Olivier Cadiot, Histoire de la littérature récente, P.O.L. 2016 (Folio 2017)

Par Jacques Dupont.

La littérature. Elle aurait disparu (chanson connue). Où a-t-elle pu passer ? Qu’était-elle ? Une thérapie ? Que nenni : on ne supporte pas mieux ses maux en les recopiant. Un art supérieur ? Mais non : la littérature, c’est pareil à n’importe quoi. Le chasseur-cueilleur ne pense pas moins que l’écrivain. Il n’y a pas de hiérarchie. Faites dévorer vos grandes idées par les petites. Voilà qui désamorcera l’angoisse d’écrire, voire l’angoisse de penser.

Ce petit livre (suivi d’un second tome) forme un répons aux Lettres à un jeune poète de Rilke, un répons récent. C’est une œuvre poétique. La poésie y a été vidée de sa poésie pour lui redonner la parole.

Chaudement recommandé.

Catégorie : Essais, Histoire…

Liens : chez P.O.L. ; en Folio.

Les deux bouts

Henri Calet, Les deux bouts, Héros-Limite (coll.Tuta Blu), 2016

Recueil de chroniques parues dans Le Parisien libéré en 1953. Première édition : Gallimard, 1954.

Par Jacques Dupont.

Ce moment dura – dit-on – trente ans. Trente années qui furent glorieuses. Pour tous ? Henri Calet rencontre ceux qui triment, multiplient les emplois ou, faute d’argent, ne se soignent plus. Commis voyageurs, éboueurs, receveurs d’autobus, modistes, vendeuses du Bon Marché. Nouer les deux bouts fut leur plus grande préoccupation. Henri Calet les croise à la sortie des bureaux, des usines, des grands magasins, dans les escaliers du métro et les gares de banlieue. La conversation s’engage, et de fil en aiguille, il se trouve chez eux, invité dans un deux pièces, une maison ouvrière, un pavillon avec potager.

Henri Calet a un don d’écoute hors du commun. On l’entend à peine questionner. L’homme ou la femme parlent, se confient :  les difficultés du quotidien, les petites joies, quelques espoirs. Lui se borne à écouter, à enregistrer, à transcrire. Or c’est justement ce qui donne à ce livre cette profondeur, cette épaisseur, cette lenteur, cette lourdeur, cette grandeur qui ressemble tant à la vie. Et, tout de même que la vie, c’est touffu et confus, incohérent, et parfois un peu monotone aussi.

Le livre ne verse pas dans le pathos. Il est à hauteur de ces hommes et de ces femmes, ces parents, les nôtres, dont l’idéal était de faire les choses dans l’ordre, de marcher entre les clous. L’écriture est – de la même manière – surveillée, retenue, et demeure naturelle et suggestive.

Les chroniques d’Henri Calet sont une mine d’informations, humaines, concrètes, incarnées, sur ce qu’était la vie quotidienne dans la décennie de l’après-guerre.

Incidemment, je recommande de prendre connaissance de la biographie d’Henri Calet : c’est un roman.

Catégorie : Essais, Histoire…

Liens : la réédition 2016 ; biographie de Calet sur Wikipedia. (La thèse de Jean-Pierre Baril sur Henri Calet est disponible en bibliothèque. A-t-elle été publiée ?)

Les Plantagenêts

Dan Jones, Les Plantagenêts, Flammarion, 2015

Par François Lechat.

Commençons par un point noir, le seul : il n’y a pas de correcteur chez Flammarion, ou il était distrait en relisant certains chapitres… Pour le reste, cette chronique de la monarchie des Plantagenêts, qui couvre les trois siècles pendant lesquels l’histoire de l’Angleterre était intimement mêlée à l’histoire de France, nous offre tout ce que l’on aime : du bruit et de la fureur, des grands rois et des petits tyrans, des reines puissantes et des prélats sûrs de leur bon droit, des barons tantôt fidèles tantôt rebelles. C’est de l’Histoire d’avant l’École des Annales, axée sur la politique, les conquêtes militaires et les intrigues de cour, indifférente à l’économie et à la vie quotidienne. Mais cette Histoire à l’ancienne n’en est pas moins savante, qui rend si bien compte des rapports entre la monarchie et l’aristocratie, de la naissance des parlements, de la manière de rendre la justice, des failles et de la propagande qui entourent la transmission de la couronne… Une magnifique occasion de retrouver ces noms évocateurs qui défient notre mémoire (Richard Cœur de Lion, Jean sans Terre, Thomas Becket, les chevaliers de la Table ronde…), de plonger dans les merveilleuses sonorités britanniques (ah, ce prince gallois appelé Llywelyn ap Gruffudd !) et de relativiser quelques mythes, comme celui de la Grande Charte de 1215, qui n’est pas l’ancêtre de la Déclaration universelle des droits de l’homme comme on le dit parfois. On attend avec impatience la suite, qui sera consacrée au 15e siècle et passera par la Guerre des Deux-Roses pour aller jusqu’à l’avènement des Tudor.

Catégorie : Essais, Histoire…

Liens : chez l’éditeur.

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