Noël 2018 – Quel livre offrir? Et si on s’amusait avec un bon polar? (II)

Frédéric Lenormand, Le retour d’Arsène Lupin, Le Masque (JC Lattès), 2018

Par Florence Monségur.

Après avoir fait vivre à Voltaire des aventures amusantes, Frédéric Lenormand s’attaque à Arsène Lupin – à moins que ce ne soit Arsène Lupin qui s’attaque à… car tout est possible avec cet as du déguisement (et Lenormand adore les déguisements), de la pirouette (et Lenormand adore les pirouettes), des rebondissements et du second degré (et Lenormand adore…).

Lecture légère mais cultivée quand même, comme toujours avec Frédéric Lenormand ; légère mais pétillante, comme toujours avec Arsène Lupin.

Pour se changer les idées et se détendre.

Catégorie : Policiers et thrillers.

Liens : chez l’éditeur. Et profitons-en pour rappeler que le même auteur a aussi repris les aventures du vénérable Juge Ti et écrit des livres pour les jeunes.

Noël 2018 – Quel livre offrir? Et si on s’amusait avec un bon polar? (I)

Marie Fitzgerald, De l’infortune d’être un anglais (en France), Fleuve Editions, 2018

Par Sylvaine Micheaux.

Si vous aimez les thrillers intenses, durs et sanglants, qui vous empêchent de dormir la nuit… c’est loupé.

Si vous aimez les polars du Grand Nord, où l’inspecteur dépressif et torturé erre tristement sur la banquise, un verre d’aquavit à la main… c’est raté.

Si vous aimez le Sud, la bonne bouffe et un enquêteur classique fan d’Hercule Poirot, c’est pour vous.

Dans la région de Vaison-la-Romaine, cinq Anglais sont morts en quelques mois, de causes totalement différentes. Mais en ces jours de Brexit, où le moindre frémissement pourrait faire capoter des négociations qui n’avancent pas, un consul anglais outré a contacté les Affaires étrangères, qui ont mandaté le préfet, qui s’en est pris au procureur, qui a appelé le commissaire, qui a sommé l’inspecteur Escariot d’enquêter fissa.

Cinq Anglais morts en quelques mois, vu le nombre installés dans la région est-ce si  anormal ? Dur, dur d’enquêter en zigzagant entre les Rosbifs francophobes qui ne font rien pour s’intégrer et les Grenouilles anglophobes qui veulent venger Napoléon, entre les « amis de l’Empereur » et le « club Wellington ». Surtout que les mêmes mots prononcés par un anglais ou par un français ne veulent absolument pas dire la même chose.

Un vrai policier avec une vraie enquête mais dans l’humour et la dérision, ciblant les travers des uns et des autres, qui m’a souvent fait sourire voire rire et m’a fait penser à Une année en Provence de Peter Mayle (1989).

Bonne lecture et joyeuses fêtes à tous.

Catégorie : Policiers et thrillers.

Liens : De l’infortune d’être un Anglais (en France) sur lisez.com.

Sans un adieu

Harlan Coben, Sans un adieu, Belfond, 2010 (existe en Pocket)

Par Florence Montségur.

Je rebondis sur les derniers articles de Sylvaine et de Catherine. J’ai lu récemment un H. Coben publié en 2010 mais qui est en fait un roman de jeunesse ressorti des cartons comme Sang famille de M. Bussi.

On ressent déjà très fort, dans Sans un adieu, ce plaisir d’inventer des histoires et d’y empiler quelques couches de complexité, de disséminer les indices et de peser les mots de façon à jouer avec les nerfs du lecteur, avec son coeur. Si vous voulez connaître le fin mot et, dans cette histoire-ci, savoir si l’épilogue sera dramatique ou heureux, il vous faudra supporter les tensions et lire le livre jusqu’au bout. Et tant pis si ce roman comporte des défauts parce que Coben « répugne » à l’idée de tout réécrire. Tant pis pour le romantisme naïf de certains passages, les répétitions ou les explicitations inutiles. Il arrive un grand malheur à Laura : en pleine lune de miel, son adorable mari disparaît. Difficile à accepter. Comme toute la suite. Pour elle comme pour nous.

Il y a, dans Sans un adieu, tout le talent qui se développera plus tard. Certaines des facilités et des recettes aussi : les personnages tellement riches que l’argent n’est jamais un obstacle pour aucune action, le culot et la force de caractère hors pair des héros, les amis indéfectibles à un incroyable degré. Mais, au-delà de cela, Coben vous scotche le livre aux mains et vous laisse sur votre canapé, essouflé, le coeur battant.

Catégorie : Policiers et thrillers (U.S.A.). Traduction : Roxane Azimi.

Liens : lisez.com ; la page sur l’auteur aux éd° Pocket. Retrouvez toutes nos critiques d’Harlan Coben dans le classement par auteur. Voir aussi la critique de Sang famille de Michel Bussi.

Sang famille

Michel Bussi, Sang famille, Presses de la Cité, 2018

Par Sylvaine Micheaux.

Ce dernier roman de Michel Bussi, sorti aux Presses de la cité, est en fait son tout premier, légèrement remanié par l’auteur. Tous les premiers romans de cet écrivain ressortent petit à petit, maintenant qu’il est connu : bon filon pour l’éditeur…

Colin, bientôt 16 ans, orphelin à l’âge de 6 ans, est élevé par son oncle et sa tante. Au fond de lui, il espère, il sent qu’il ne sait pas tout de son enfance. Et quand l’occasion de partir en camp d’été de voiles à Mornesey, son île normande natale, se présente, il en profite pour essayer de retrouver sa petite enfance et répondre aux questions qu’il se pose.

Plus qu’un thriller, un bon suspense, cette histoire est un roman d’aventures, un « Club des Cinq  » pour adultes et ados. Colin se fait aider par Armand et Madiha, deux jeunes inscrits au camp comme lui. Il y a une évasion de deux détenus dangereux, un homme censé être mort qui réapparait, un jeune garde-champêtre intérimaire, Simon, plein de fougue, qui mène de son côté l’enquête.

Sang famille n’est certes pas le meilleur Bussi, mais un bon roman de détente, plein d’action.

Catégorie : Policiers et thrillers.

Liens : lisez.com.

Peur noire

Harlan Coben, Peur noire, Fleuve Noir, 2009 (disponible en Pocket)

Par Catherine Chahnazarian.

Nous voilà replongés dans l’ambiance de l’opus précédent comme si on avait allumé TF1 à 21 heures pour retrouver une série qu’on n’adore pas comme des midinettes mais qu’on regarde quand même toutes les semaines. J’imagine que ça marche encore mieux si on prend à son début la série des enquêtes de Myron Bolitar (qui commence avec Rupture de contrat) ; mais ça marche aussi si on lit du Coben pour la première fois car il sait re-présenter les personnages et résumer ce qui est nécessaire.

Dans Peur noire, un enfant a besoin d’une greffe de moelle osseuse. Le registre des donneurs a fait apparaître une compatibilité… mais l’homme reste injoignable. Cette affaire commence banalement mais va monter en puissance et en violence. On n’est cependant pas dans un thriller et des passages parfois carrément drôles (comme le chapitre 15 dans lequel une montée d’escalier m’a donné le fou-rire) alternent avec ceux qui font – oh ! pas une peur noire, mais brr quand même. Le lecteur attentif aura peut-être compris quelque chose d’important, car il n’y a pas énormément de personnages suspects et de fils qui se déroulent, mais l’auteur le fera douter, revenir sur son doute, changer encore d’avis… Rien à faire, il faut lire jusqu’au bout pour avoir les derniers rebondissements.

Myron Bolitar a une fameuse personnalité (il n’est pas le seul), et la réputation d’Harlan Coben est bien méritée.

Catégorie : Policiers et thrillers (U.S.A.). Traduction : Paul Benita.

Liens : sur lisez.com ; nos autres critiques de romans d’Harlan Coben sont renseignées à la rubrique « par auteur ».

Mauvaise base

Harlan Coben, Mauvaise base, Fleuve Noir, 2008 (disponible en Pocket)

Par Catherine Chahnazarian.

Comme j’avais bien aimé Double piège (2017), j’ai décidé de me faire une éclate d’Harlan Coben. Je me suis procuré deux livres plus anciens : Mauvaise base (2008) et Peur noire (2009), deux enquêtes de Myron Bolitar, agent sportif à Manhattan.

Ses amis trouvent que Myron est « un type bien », mais il a ce quelque chose d’un peu minable typique des romans policiers amusants mais un poil vulgaires. Quelques comparaisons graveleuses et métaphores provocantes, des références nombreuses aux groupes rock des années 70 et aux équipes sportives américaines font penser que l’auteur a mis son talent au service d’une certaine vision qu’il aurait eue du roman populaire. Cela fonctionne bien mais n’est pas tout à fait du même tonneau que Double piège qui est débarrassé de cet aspect humoristique au profit d’une écriture plus directement au service de l’intrigue que du genre polar.

N’empêche, je le répète, cela fonctionne bien.

Dans Mauvaise base, Myron souffre comme on peut souffrir quand on vient de se faire larguer et qu’on n’a pas la conscience tout à fait tranquille (une référence, visiblement, à l’opus précédent), et comme un ami véritable peut souffrir de voir quelqu’un qu’il aime injustement accusé — de meurtre, évidemment. Les personnages complices qui sont « trop », Win trop froid et trop riche, Big Cindy trop grosse et trop musclée, Frisson trop pulpeuse et trop délurée… forment avec le héros une équipe pas piquée des vers. Et comme il y a de la violence et des sentiments, de la bassesse et du chic, on ne s’ennuie pas !

Catégorie : Policiers et thrillers (U.S.A.). Traduction : Paul Benita.

Liens : Mauvaise base sur lisez.com. Notre critique de Double piège. Nos autres critiques de romans d’Harlan Coben sont renseignées à la rubrique « par auteur ».

Double piège

Harlan Coben, Double piège, Belfond, 2017 (disponible en Pocket)

Par Catherine Chahnazarian.

Joe, le mari de Maya, est mort assassiné. Son beau-frère trouve que « la mort colle aux basques » de cette ex-militaire qui en a déjà vu de toutes les couleurs à la frontière irako-syrienne (il n’a pas tort). Peut-être est-ce ce qui lui procure le sang-froid dont elle va faire preuve tout au long de ce roman, malgré sa colère et ses angoisses. Harlan Coben nous embarque dans la recherche de la vérité que mène cette femme intelligente, à la fois courageuse et sans cesse à la limite de l’imprudence, qui pense et agit en militaire et n’échappe malheureusement pas au syndrome de stress post-traumatique. Son enquête avance à un rythme parfait et se découpe en chapitres bien pensés au terme desquels on n’a pas envie de souffler. Et la surprise est au rendez-vous.

Comme souvent, il y a un tout dernier chapitre, de quelques pages à peine, en forme d’épilogue, un peu forcé, comme destiné à vous remettre de vos émotions, quelque chose de très américain – mais c’est un détail. Jusque là, 422 pages tout à fait excellentes d’une histoire moderne sans être gonflée de nouvelles technologies, qui sait évoquer la guerre sans lourdeur, le monde des affaires sans complaisance mais sans parano, l’amour familial sans romantisme dégoulinant, la vengeance sans délire. Ça pourrait être vrai…

Catégorie : Policiers et thrillers (U.S.A.). Traduction Roxane Azimi.

Liens : lisez.com. Nos autres critiques de romans d’Harlan Coben sont renseignées à la rubrique « par auteur ».

Helena

Jérémy Fel, Helena, Rivages, 2018

Par François Lechat.

Décidément, les éditeurs sont farceurs. Le dernier livre d’Aurélie Filippetti, Les idéaux, est présenté comme un roman alors que ce n’en est pas un, ou à peine ; et voici qu’un authentique roman, Helena, ne fait apparaître son personnage-titre que dans l’épilogue, pages 705 et suivantes, pour ne lui accorder qu’un rôle minime… Faux suspense, donc : la question n’est pas de savoir qui est Helena, de même que la jaquette de couverture, superbe, est assez trompeuse.

Pour le reste, et pour le dire vite, il s’agit ici d’un vrai thriller psychologique, passionnant, tendu, horrifique par moment comme il se doit, et qu’on ne lâche pas. Le sujet n’est pas d’une originalité folle : ceux à qui on a fait du mal sont enclins à en faire aussi, car ils souffrent. Le traitement non plus : un récit frontal entremêlé de nombreux flash-back et de percées dans l’imaginaire ou le délire. Mais on est plongé dans l’action et on se laisse prendre au jeu consistant à faire corps, successivement, avec tous les personnages principaux, dont l’évolution est bien rendue : il y a ici quelque chose comme une tragédie antique à l’œuvre, qui dévore presque tout sur son passage. Dommage, cependant, que les retours dans le passé, utiles, mais nombreux et détaillés, finissent pas donner un léger sentiment de surplace. Et que l’auteur, un Français qui situe son action au Kansas et dans d’autres Etats américains, abuse de pronoms dont le sujet reste flottant : il nous contraint parfois à le relire pour comprendre. Mais si vous aimez Dexter, pour prendre une référence commode, vous aimerez cet Helena sans Helena. Brr…

Catégorie : Policiers et thrillers.

Liens : chez l’éditeur ; voir aussi notre critique des Loups à leur porte, du même auteur.

Art brut

Elena Piacentini, Art brut, Au delà du raisonnable (rééd° d’un roman paru en 2009 chez Ravet Anceau)

Par Sylvaine Micheaux.

Une statue apparaît un matin sur le parvis du palais des Beaux Arts de Lille. C’est une réplique en 3D, parfaite et superbe, du tableau de Francis Bacon “Le pape qui hurle”. Une réelle œuvre d’art.

A l’intérieur, le corps d’un SDF : choisi au hasard ou victime d’une vengeance programmée ? Crime isolé ou tueur en série ? Le commissaire Pierre Arsène Léoni, corse muté à Lille, enquête dans le milieu de l’art, monde  éloigné de lui.

Elena Piacentini, elle-même corse vivant à Lille, nous offre un bon roman policier, bien écrit, bien mené, bien ficelé. Un chouette polar.

Catégorie : Policiers et thrillers.

Liens : page sur l’auteure chez Au-delà du raisonnable.

Post-scriptum : Le temps que paraisse cette critique, je viens de lire, de la même auteure, Aux Vents mauvais, paru en 2017 : confirmation d’une écriture très belle, poétique. Un polar très efficace, avec une belle analyse de la psychologie des personnages et une profondeur dans l’histoire. A lire.

La Terre des Morts

Jean-Christophe Grangé, La Terre des Morts, Albin Michel, 2018

Par François Lechat.

Du noir de noir, à réserver à ceux qui aiment ça. Tout y est : une enquête pleine de suspense et de rebondissements, un flic à l’âme aussi tordue que celle des criminels qu’il traque, Paris sous la pluie ou dans ses bas-fonds, le 36 Quai des Orfèvres, des strip-teaseuses (quelques-unes), des obsédés sexuels (beaucoup, et des deux sexes), des perversions en tout genre (on enrichit son vocabulaire), des femmes fatales, des flics fatigués, véreux ou dévoués, une vie familiale remplie de contrariétés, des incursions éclairs en province et à l’étranger, une avocate arrogante et des magistrats dépassés, des petites frappes, un criminel de grand style, un dénouement un rien attendu mais bien amené après d’étonnantes fausses pistes… On peut reprocher à l’auteur d’avoir voulu faire vrai en adoptant quelques tics inutiles du polar à l’ancienne, alors que Fred Vargas a montré que le genre s’en passait fort bien. Et les invraisemblances sont légion, car évidemment le héros ne se laisse arrêter par rien, et surtout pas par le Code de procédure pénale. Mais ce sont des détails, si on a envie d’être scotché à une intrigue retorse dont on sort quelque peu sonné.

Catégorie : Policiers et thrillers.

Liens : chez l’éditeur.

Fatherland

Pour la rentrée, et parce qu’il n’y a pas que les nouveautés qui comptent, quatre petits extras : des critiques enthousiastes de livres plus vieux que d’habitude (d’habitude ceux dont nous parlons ont dix ans d’âge maximum) → Dolce agonia, Fatherland, De chair et de sang, La chambre des officiers.

Robert Harris, Fatherland, Julliard, 1992 (existe en Pocket)

Par Catherine Chahnazarian.

Le contexte de ce thriller palpitant est d’une importance capitale, à la fois en raison de son originalité  (c’est même sacrément culotté) et de son rôle dans l’intrigue. C’est que l’enquête policière du Sturmbannführer Xavier March se déroule dans Berlin en 1964, sous un national-socialisme qui bat son plein. Hitler a gagné la guerre de 1939-1946, c’est bientôt son anniversaire (le Führertag) et l’ambiance est à l’ordre et à la soumission. Tous les ingrédients y sont : le meurtre, la confiance et la méfiance, la séduction aussi, la recherche de la vérité, le mensonge, la menace… Cette fiction, qui réécrit l’Histoire en même temps qu’elle nous en raconte une, est d’une cohérence et d’une fluidité remarquables, et les personnalités des deux personnages principaux sont nos bouées de sauvetage, à nous qui n’aimerions pas que le monde ait tourné de cette façon. Jusqu’au bout du roman, Robert Harris nous fait vibrer pour de petites et de grandes raisons. Admirable.

Catégorie : Policiers et thrillers (Grande-Bretagne). Traduction : Hubert Galle.

Liens : sur Lisez.com. Nos autres critiques de romans de Robert Harris sont renseignées à la rubrique « par auteur ».

À vol d’oiseau

Craig Johnson, À vol d’oiseau, Gallmeister, 2016 (aussi en Points)

Par Florence Montségur.

Vous m’avez donné envie d’essayer un Craig Johnson et je suis tombée par hasard sur À vol d’oiseau. Au tout début, je trouvais ça confus. Le narrateur (dont on ignore d’abord qui il est, ce qui est inconfortable) donnait plein de noms de gens et de lieux, et des motifs d’action dont je ne savais pas quoi faire. Mais, assez rapidement, il y a eu cette jeune femme décédée sous les yeux du shérif Walt Longmire (le narrateur), et cette jeune policière cheyenne brutale et maladroite. Le flegme de Longmire et son humour distancié m’ont plu, alors j’ai poursuivi, frappée par l’authenticité du décor et des caractères.

L’action se passe dans une réserve indienne du Montana et tout paraît réaliste. Le pays a l’air très beau. Seul problème, un peu comme celui que Catherine soulevait dans son article sur Chiennes de vies, ça ne donne pas vraiment envie d’aller là-bas. On dirait qu’ils ne pensent que flingues, bières et vieilles voitures. L’intrigue est donc relativement simple, mais ce n’est pas ce qui compte. C’est plutôt qu’on se retrouve dans la peau du shérif Walt Longmire comme devant un bon film où le gentil va réussir à mettre le méchant en prison. Ça, c’est plutôt agréable.

Quant à la traduction, effectivement… Il y a des problèmes de conjugaison, quelques traductions littérales étranges, des mots manifestement mal choisis. Ce n’est pas terrible. Mais il y a aussi des mots de trop et des mots qui manquent, ce qui est plutôt le fait de l’éditeur ; et des problèmes dans certaines descriptions spatiales, ce qui est le fait de l’auteur. C’est la qualité générale que je mettrais en cause, la manière dont le public de ce genre de livre est considéré. Par ailleurs, Pierre a raison : il faut certainement lire les Craig Johnson dans l’ordre de leur parution, parce que les allusions à d’autres affaires sont nombreuses. À la fin, ça donne l’impression de ne pas faire partie du club.

N’empêche : bon auteur, bon divertissement.

Catégorie : Policiers et thrillers (U.S.A.). Traduction : Sophie Aslanides.

LiensÀ vol d’oiseau au Cercle Points. L’article sur Dark Horse, du même auteur, et le débat qui suit. La critique de Chiennes de vies.

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