La chambre des officiers

Pour la rentrée, et parce qu’il n’y a pas que les nouveautés qui comptent, quatre petits extras : des critiques enthousiastes de livres plus vieux que d’habitude (d’habitude ceux dont nous parlons ont dix ans d’âge maximum)  Dolce agonia, Fatherland, De chair et de sang, La chambre des officiers.

Marc Dugain, La chambre des officiers, J. C Lattès , 1998 (existe en Pocket)

Par Sylvaine Micheaux.

En 1998, quand est sorti ce roman, on ne parlait pas encore beaucoup de la première guerre mondiale ; on était encore loin des commémorations du centenaire.

Adrien a peu connu la guerre, il a hélas sauté sur un obus qui lui a arraché une partie du visage dès les premiers jours de mobilisation. Lieutenant, il se retrouve hospitalisé, dans une chambre d’officiers (on ne mélange pas soldats et officiers !) : il fait partie de ceux qu’on a appelés les « gueules cassées ».

Quatre longues années d’hospitalisation avec d’autres estropiés et défigurés pour la vie, qui arrivent au fur et à mesure des combats de la grande boucherie de 14-18.  Dans cette grande salle du Val de Grâce, dépourvue de miroir, entre deux opérations (hélas on ne fait jamais autant de progrès en chirurgie réparatrice ou orthopédique que dans les hôpitaux militaires), avec courage, autodérision et malgré tout appétit de vivre, se nouent des amitiés indéfectibles.

Un excellent premier roman de Marc Dugain, une écriture en finesse non dépourvue d’humour, une histoire poignante s’inspirant de la vie du grand-père de l’auteur. Un hymne à l’amour de la vie.

Catégorie : Littérature française.

Liens : chez l’éditeur.

De chair et de sang

Pour la rentrée, et parce qu’il n’y a pas que les nouveautés qui comptent, quatre petits extras : des critiques enthousiastes de livres plus vieux que d’habitude (d’habitude ceux dont nous parlons ont dix ans d’âge maximum) → Dolce agonia, Fatherland, De chair et de sang, La chambre des officiers.

Michael Cunningham, De chair et de sang, Belfond, 1995

Par François Lechat.

J’ai failli passer à côté de ce chef-d’œuvre, dont le titre et l’auteur me disaient vaguement quelque chose, mais sans plus. J’ai bien fait de suivre mon intuition, de me donner une chance de combler une lacune : c’est une réussite rare, impressionnante de maîtrise.

L’histoire est centrée sur l’évolution et la famille de Constantin, un immigrant grec qui tente de faire son chemin aux Etats-Unis, à Newark. C’est un homme de devoir, ambitieux et dur à la peine, pétri de valeurs traditionnelles, comme sa femme, Mary, une belle Américaine. Mais il a aussi ses failles et ses pulsions – de même que Mary, épouse modèle, s’applique à respecter l’étiquette en toute chose sans pour autant se défaire d’un sentiment d’angoisse et de gêne. Leurs trois enfants sont également déchirés entre le jeu des convenances et des aspirations parfois scandaleuses aux yeux de l’entourage, et donc soigneusement cachées : on n’a pas impunément de tels parents. Comment vivre sans vivre, ou quel prix payer pour sa liberté ? On sent, dans ce récit chronologique, procédant par des coups de projecteur chaque fois centrés sur un des personnages, tout le poids du conformisme américain et d’un sens authentique de la morale. Et puis ce drame propre aux migrants qui consiste à devoir s’élever pour réussir sa vie, à devoir se faire accepter par les autres pour s’accepter à ses propres yeux. Si le récit enjambe 1968 et se poursuit bien au-delà, il s’enracine dans un époque où la liberté était une conquête, où il n’allait pas de soi de vivre comme on l’entend, conformément à sa personnalité.

Michael Cunningham incarne tout ceci dans des personnages subtilement dessinés, qui attirent tous la sympathie malgré ce qui les sépare. Et dont les drames, pour certains, sont rendus avec une force inouïe : un des derniers chapitres, en particulier, est d’une beauté déchirante. Si vous aimez les grands romans du 19e siècle, ne manquez pas cette traversée du 20e.

Catégorie : Littérature étrangère anglophone (U.S.A.). Traduction : Anne Damour.

Liens : sur Lisez.com 10/18 (épuisé en Poche ?)

Fatherland

Pour la rentrée, et parce qu’il n’y a pas que les nouveautés qui comptent, quatre petits extras : des critiques enthousiastes de livres plus vieux que d’habitude (d’habitude ceux dont nous parlons ont dix ans d’âge maximum) → Dolce agonia, Fatherland, De chair et de sang, La chambre des officiers.

Robert Harris, Fatherland, Julliard, 1992 (existe en Pocket)

Par Catherine Chahnazarian.

Le contexte de ce thriller palpitant est d’une importance capitale, à la fois en raison de son originalité  (c’est même sacrément culotté) et de son rôle dans l’intrigue. C’est que l’enquête policière du Sturmbannführer Xavier March se déroule dans Berlin en 1964, sous un national-socialisme qui bat son plein. Hitler a gagné la guerre de 1939-1946, c’est bientôt son anniversaire (le Führertag) et l’ambiance est à l’ordre et à la soumission. Tous les ingrédients y sont : le meurtre, la confiance et la méfiance, la séduction aussi, la recherche de la vérité, le mensonge, la menace… Cette fiction, qui réécrit l’Histoire en même temps qu’elle nous en raconte une, est d’une cohérence et d’une fluidité remarquables, et les personnalités des deux personnages principaux sont nos bouées de sauvetage, à nous qui n’aimerions pas que le monde ait tourné de cette façon. Jusqu’au bout du roman, Robert Harris nous fait vibrer pour de petites et de grandes raisons. Admirable.

Catégorie : Policiers et thrillers (Grande-Bretagne). Traduction : Hubert Galle.

Liens : sur Lisez.com. Nos autres critiques de romans de Robert Harris sont renseignées à la rubrique « par auteur ».

Dolce agonia

Pour la rentrée, et parce qu’il n’y a pas que les nouveautés qui comptent, quatre petits extras : des critiques enthousiastes de livres plus vieux que d’habitude (d’habitude ceux dont nous parlons ont dix ans d’âge maximum) → Dolce agonia, Fatherland, De chair et de sang, La chambre des officiers.

Nancy Huston, Dolce agonia, Actes Sud, 2001

Par Brigitte Niquet.

Alors, on peut parler de « vieux » livres, d’avant 2008 ? Quelle chance ! Encore faut-il qu’ils aient tenu la route et que les relire ne soit pas l’occasion d’une affreuse déception, comme il arrive trop souvent.

Aucun risque avec Nancy Huston et surtout avec Dolce agonia. Adoré à sa sortie, lu, relu, adopté comme livre de chevet, ce roman n’a pas quitté ma table quand j’écrivais moi-même et que j’en feuilletais quelques pages chaque jour, m’émerveillant de sa perfection, essayant de m’en imprégner et désespérant d’arriver jamais à la cheville de ce modèle. Je l’adore toujours, 17 ans après sa parution.

Le sujet, d’abord : douze personnes partagent un repas de Thanksgiving dans l’Amérique profonde. Situation banale, qui va se transformer en huis clos infernal car une tempête de neige bloque les convives sur place et les oblige à cohabiter jusqu’au lendemain chez leur hôte, Sean Farrell, porteur lui-même d’un lourd secret. Or tous (sauf les « pièces rapportées » qui ne sont là que parce que leurs conjoints y ont été invités mais qui compliquent un jeu déjà tendu) ont un passé commun chargé, tissé d’amours et d’amitiés autant que de rancœurs. La prolongation imprévue de la soirée rend l’atmosphère encore plus étouffante.

Si Dolce agonia n’était « que » cela, ce ne serait déjà pas mal, quelques coudées au-dessus de tout ce qui a pu s’écrire sur le sujet. Mais ce qui constitue sa radicale originalité, c’est le principe de faire raconter l’histoire par un « narrateur omniscient », qui ici n’a aucun mal à l’être puisqu’il s’agit de… Dieu lui-même. Entre chaque chapitre, Dieu nous informe donc sur un des personnages, sur les méandres de la vie qui l’ont conduit là, sur ce qui va lui arriver après, et même sur les circonstances de sa mort. Cette façon de couper les ailes au suspense est audacieuse, mais qu’importe le suspense. Ce qui importe, c’est de nous amener à nous interroger sur cette conception d’un Dieu qui nous gouverne, petites marionnettes qui se croient libres mais dont une main subtile tire les fils et peut-être les emmêle à plaisir.

On peut ajouter que si ce récit est empreint de tristesse (chacun des personnages pourrait faire sienne cette phrase d’Henri Calet « Ne me secouez pas, je suis plein de larmes »), il surfe aussi sur les vagues de la tendresse et de l’humour, ce dernier surtout présent d’ailleurs dans les interventions de Dieu. Quand on le quitte, on reste partagé entre des sentiments très contradictoires mais qui ne confinent jamais au désespoir. Nancy Huston écrit « noir », c’est certain (ses livres suivants le confirmeront), elle trempe souvent sa plume dans le vitriol, mais elle sait aussi la rendre douce et caressante, à l’image du magnifique oxymore qui sert de titre à cet ouvrage.

Catégorie : Littérature française.

Liens : chez l’éditeur.

Des guides de voyage pour les enfants

Vous avez la chance de partir en vacances ? Vos enfants trépignent d’impatience ? Offrez-leur un guide de voyage adapté à leur âge.

Les Éditions Bonhomme de chemin proposent un assez vaste catalogue de guides pour enfants : Paris, Bordeaux, Nantes, la Bretagne, les châteaux de la Loire, la Provence, Londres, l’Angleterre, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Allemagne, le Maroc, le Monde Arabe, la Turquie et New-York ! Votre enfant peut même se procurer un pack composé du guide de voyage et d’un guide de conversation dans la langue du pays. Oh, et… If you are visiting France, buy the book in English (The Loire Valley, Paris for kids, France for kids) o en Español (Paris para niños).

        etc.

Les  Éditions Autour du monde, outre trois beaux guides de voyage pour les adultes (Sri Lanka, Bali, République Dominicaine), ont sorti quatre guides pour la jeunesse (à partir de 6 ans) pour ceux qui partent au Sri Lanka, à Bali, au Cambodge ou en Bulgarie. Ce dernier guide, en co-édition avec Pulsio, peut être choisi en français, en anglais ou en édition bilingue.

     

Dans un autre genre, et en partenariat avec France Info, les  Éditions Nomades publient un guide de Paris conçu avec des enfants. Découvrez la capitale française à travers 12 balades et les adresses que vous recommandent des jeunes trotters de 7 à 12 ans !

Cette (courte) liste n’est sans doute pas exhaustive… Si vous en connaissez d’autres à recommander, postez un commentaire ?

Des livres pour Pâques et pour les enfants

(C’est toujours un plaisir de faire un zeugme !)

Pénélope, la poule de Pâques, d’Hubert Ben Kemoun et Jess Pauwels, chez Flammarion-Jeunesse, 2017 (de 4 à 6 ans)

La couverture précédente (la brune) était beaucoup plus pertinente et attrayante, mais dans la nouvelle édition il y a des stickers et des pochoirs ! Ce mini-thriller pour enfants vous fera fondre… comme fondra peut-être au soleil du jardin cette poule de Pâques en chocolat que personne ne trouve malgré ses cris !

J’attendrai Pâques, d’Alexandra Junge et Géraldine Elschner, aux éditions Mijade, 2015 (à partir de 5 ans)

Ce petit poussin a décidé de naître à Pâques parce qu’il a entendu dire que c’est une jolie fête. Mais quand est-ce, Pâques ? Sa maman la poule ne le sait pas non plus. Alors l’enquête commence… Un beau livre pour apprendre comment est déterminé chaque année le jour de Pâques.

La poule qui ne pondait pas, de Julie Paschkis, au Genévrier, 2016 (à partir de 5 ans)

Les autres poules pondent des œufs, mais pas elle. Elle est bien trop occupée à regarder le monde coloré autour d’elle ! Un beau livre sur la différence, par une coloriste experte.

50 activités pour Pâques, collectif, chez Usborne (à partir de 4-5 ans et jusqu’à…)

Parce que la chasse aux oeufs ne durera pas toute la journée, encore moins toutes les vacances. Cuisiner, peindre, découper, etc., il y en a pour tous les goûts dans ce livre qui servira aussi l’année prochaine, et pour d’autres fêtes.

La cuisine et la pâtisserie sont un jeu d’enfants

Michel Olivier, La cuisine et la pâtisserie sont un jeu d’enfants, Plon, 2013

Notre petit extra Chandeleur !

Réveillez votre âme d’enfant prêt à mettre ses mains dans la farine, avec ce mix des deux célèbres ouvrages, La cuisine est un jeu d’enfants (1963) et La pâtisserie est un jeu d’enfants (1979), sans cesse réimprimés depuis leur première publication. Les recettes sont accompagnées de dessins amusants et efficaces : Michel Olivier vous dessine une tranche de lard grandeur nature, de face et de profil,  pour que vous voyiez la longueur et l’épaisseur qu’elle doit avoir dans telle recette ! Fils du grand chef Raymond Olivier, il est convaincu depuis toujours que les enfants savent faire « autre chose que de la pâte à sel », et il a raison.

Voilà un joli cadeau-livre à offrir, à partir de 7 ans. Et une source d’inspiration pour varier les plaisirs à la Chandeleur. Car si vous pourrez retrouver la recette des crêpes à la page 201, vous découvrirez aussi la « crêpe aux croutons » (p. 53) et les « crêpes de pommes de terre » (p. 105) !

Catégorie : Extras.

Liens : La cuisine et la pâtisserie sont un jeu d’enfants et, paru en 2017, Les Inratables.

Offrir un livre… Mais lequel ?

Notre sélection de cadeaux pour Noël/Nouvel An

Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Il n’est pas tout récent, mais « délicieux » est le mot qui vient naturellement à la bouche quand on referme ce livre burlesque et attendrissant, dont l’intrigue principale se déroule pendant la 2e Guerre mondiale alors que l’île britannique de Guernesey est envahie d’Allemands. Lire la critique de Catherine Chahnazarian et le commentaire de Sylvaine Micheaux qui la suit.

Le dimanche des mères, de Graham Swift. Un petit roman court qui se passe sur une seule journée, celle de l’envol d’une jeune servante anglaise dans l’entre-deux-guerres, le début de sa liberté. Un livre simple d’une très belle écriture, et beaucoup plus profond qu’il n’y parait. C’est la première sélection de Sylvaine Micheaux pour Noël. Voici la critique qu’en avait fait Brigitte Niquet.

La fiancée américaine, d’Eric Dupont. Un ton de conteur à la veillée, une imagination débordante, des scènes hallucinantes, des personnages hors norme, une délicatesse de tous les instants. Le coup de cœur de François Lechat qui pardonne même, dans sa critique, les curieuses fautes de langue ou d’orthographe qui émaillent ce roman-fleuve venu du Québec.

Les furies, de Lauren Groff. Deux jeunes gens solaires, beaux, talentueux, charismatiques, se rencontrent et tombent éperdument amoureux. Où est la faille ? Dans le passé de l’un et de l’autre, sur lequel ils ne se sont jamais menti mais se sont tus. Une recommandation de Brigitte Niquet, pour ceux qui aiment la « grande » littérature, avec un style magnifique, mais qui se lit comme un thriller. Lire ici la critique complète.

Judas, d’Amos Oz (Gallimard, coll. Du monde entier). S’y entrelacent plusieurs trames : le lien entre Schmel, devenu « pour un temps » l’homme de compagnie d’un grand aîné, et Atalia, une femme mystérieuse qu’il aime dès le premier regard ; l’histoire du sionisme, de ses contradictions, de ses luttes internes. Il y a aussi, distillée, une réflexion puissante sur Juda l’Iscariote. « Amos Oz en retourne l’ignominieuse image. Il m’a convaincu que le traître pourrait bien être le premier et peut-être le plus grand chrétien. C’est saisissant de justesse », ajoute Jacques Dupont dont ce livre est « sans hésitation » le premier choix de cadeau pour Noël/Nouvel An.

L’amie prodigieuse, le premier d’une série de romans d’Elena Ferrante dont on a beaucoup parlé et dont le succès est bien mérité. L’Italie, deux amies, la vie, la vraie. Lire la critique de François Lechat. Les volumes suivants sont très bien aussi ! Mais il faut commencer par le commencement.

L’archipel d’une autre vie, d’Andreï Makine. L’action se passe aux confins de l’extrême-Orient russe, dans un froid glacial et sur fond de Guerre froide. Un prisonnier s’évade et une longue traque commence, mais le gibier va se jouer des chasseurs… Pour ceux qui aiment le genre « aventures » mais complètement décalé. C’est un choix de Brigitte Niquet et sa critique se trouve ici.

Conclave, de Robert Harris. Construction presque parfaite que celle de ce roman à suspense, sujet original, personnage central exceptionnel, univers merveilleux. On apprécie sans doute mieux ce livre quand on a un minimum de culture catholique, mais ce n’est pas indispensable, et que l’on soit croyant ou non n’a aucune importance. À partir de 15 ans. Lire la critique de Catherine Chahnazarian et le commentaire qui suit, de François Lechat.

Les Plantagenêts, de Dan Jones. Un livre d’histoire qui se lit comme un roman. Trois siècles pendant lesquels l’histoire de l’Angleterre était intimement mêlée à l’histoire de France dans un livre qui nous offre tout ce que l’on aime : du bruit et de la fureur, des grands rois et des petits tyrans, des reines puissantes et des prélats sûrs de leur bon droit, des barons tantôt fidèles tantôt rebelles. Lire ici la critique complète de François Lechat.

Partir et raconter – une odyssée clandestine, de Mahmoud Traoré et Bruno Le Dantec (Lignes poche). Mahmoud quitte la Casamance. Il raconte la traversée du Sahel, du Sahara, de la Libye, du Maghreb. Tout ce périple… que l’obstacle de la Méditerranée occulte.  Les migrants ne forment pas qu’un peuple nomade, ils sont aussi une myriade de communautés, qui s’allient, qui s’opposent. Il est une société de la migration, avec des règles et des rapports de pouvoir, qui se faufile à travers des territoires incertains, aux intérêts changeants. La migration est une aventure, une odyssée ; Mahmoud est un aventurier,  peut-être même un explorateur, parti à la conquête d’un territoire inconnu : le nôtre. C’est Jacques Dupont qui recommande d’offrir ce livre.

Par amour, de Valérie Tong Cuong (chez Lattès). Un beau livre, souvent dur mais avec une belle fin, recommandé par Sylvaine Micheaux. Nous sommes au Havre pendant la Seconde Guerre mondiale, le Havre sinistré, bombardé. Deux familles avec enfants, l’une très droite et patriote, l’autre plus fantasque. Un roman choral très poignant, la petite histoire des sentiments humains au milieu de la grande Histoire. Passionnant.

Les filles de Roanoke, d’Amy Engel. Yates a adoré ses filles et ses petites-filles. Seule Lane a eu le courage de fuir pour lui échapper. Les autres femmes de la famille en sont mortes. Un roman pour adultes, à la psychologie complexe, à réserver à ceux qui aiment les sagas familiales bien noires. Lire la critique de Brigitte Niquet.

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