Empire

Alberto Angela, Empire, Payot et Rivages, 2016

Par Pierre et Catherine Chahnazarian.

— Je lis Empire, s’exclame Pierre, l’histoire du sesterce. Vulgarisation un peu didactique et moralisante, mais c’est passionnant, on apprend beaucoup et c’est amusant !

L’idée de départ est toute simple : on suit un sesterce qui passe de main en main, voyageant ainsi à travers tout l’empire romain, alors sous le règne de Trajan (l’empereur préféré d’Alberto Angela). C’est l’occasion de rencontrer des personnages représentatifs de ce qu’a pu être cet immense État – différentes nationalités, différents types sociaux, différentes occupations, différents modes de vie – où tout le monde parlait le latin et où la même monnaie était en vigueur. Ce « docu-fiction », comme le définit l’auteur lui-même, repose sur des savoirs historiques au point que la plupart des dialogues tenus par les personnages sont issus de textes latins parvenus jusqu’à nous.

Le découpage est géographique et une table, en fin d’ouvrage, reprend, ville par ville, le détail des chapitres – aussi variés que « Envoie-moi deux caleçons », « Parier au Circus Maximus », « Comment faire sauter une montagne sans dynamite » ou « Des villes dangereuses ? »

Catégorie : Essais, Histoire…

Liens : chez l’éditeur ; notre critique d’Une journée dans la Rome antique, du même auteur.

Une journée dans la Rome antique

Alberto Angela, Une journée dans la Rome antique, Payot, 2020

Par Catherine Chahnazarian.

Étonnante conception que celle de ce livre. L’auteur vous invite à visiter Rome en 115 après Jésus-Christ, sous le règne de l’Empereur Trajan. Vous vous levez à l’aube pour rencontrer votre guide et vous partez avec lui pour la journée !  Et comme ce guide est un archéologue italien auteur de nombreux documentaires historiques pour la télévision, vous entrez dans une sorte de script : vous êtes à la fois acteur et spectateur d’un documentaire – qui se déroule dans votre tête, parce qu’Alberto Angela sait que vous avez mémorisé des représentations diverses et s’appuie dessus, parfois pour les démonter, souvent pour les compléter. Selon votre culture romaine, vous apprendrez donc plus ou moins de choses – au cours de moments très intégrés à votre balade (vous arrivez devant un temple, l’autel est à l’extérieur, sur la place, et ça sent encore l’encens car un office vient de se terminer) ou plus proches du cours d’histoire, comme quand votre guide touristique s’arrête pour vous donner une explication. C’est un peu déroutant mais ça fonctionne bien et ça permet à l’auteur, au fil de cette journée balisée par un horaire précis, d’organiser ses chapitres selon des thèmes variés : Que mangent les Romains au petit-déjeuner ?  Que vaut un sesterce ? Comment faire quand on a une envie pressante en rue ? Etc.

L’ensemble ne se lit donc ni comme un roman, puisqu’il n’y a aucune intrigue, ni comme un livre d’histoire classique. C’est vraiment un documentaire, qui s’adresse à tous et vous permet d’observer la vie quotidienne des Romains du IIe siècle, riches et pauvres.

Quelques pages étant consacrées à la sexualité des Romains, je dirais que le livre peut être lu à partir de 15 ans – les parents décideront.

Catégorie : Essais, histoire…

Liens : chez l’éditeur.

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