La Mer à l’envers

Marie Darrieussecq, La Mer à l’envers, P.O.L.,  2019

Par Jacques Dupont.

Ça commence par une croisière, style Costa. Offerte à Rose et à ses enfants, par sa mère – l’occasion, pense-t-elle, de faire le point sur un mariage qui vacille, et qu’un déménagement de Paris vers les Pyrénées pourrait peut-être sauver. En pleine nuit, le paquebot – temple de la consommation – croise la route d’une embarcation de migrants et les recueille. Rose, comme fascinée, va à leur rencontre et tombe en arrêt sur un jeune garçon : Younes. Il lui demande un téléphone portable. Elle vole celui de son fils, ainsi que sa parka, et lui donne le tout.

L’histoire devient ensuite très ennuyeuse. Rose quitte effectivement Paris, avec mari et enfants… De temps à autre, le téléphone sonne – c’est Younes. Rose ne s’en émeut guère, ne décroche pas, toute absorbée par ses soucis domestiques, affligeante de banalité. Puis un événement va tout à coup la rendre héroïque…

Qu’est-ce qu’une vie voulue, qu’est-ce qu’une vie accomplie ? C’est sans doute la question que pose le livre. Quant à l’écriture, certains y verront des réminiscences durassiennes. Je n’y vois que trucs et procédés. Désolé pour les amateurs de Marie Darrieussecq.

Catégorie : Littérature française.

Liens : chez l’éditeur.

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