La série des Bernie Gunther

Philip Kerr, 12 romans policiers historiques dont le personnage central est Bernie Gunther, Le Masque, 1993-2017

Stylo-trottoir : autour d’une table.

Il est tellement enthousiaste que son expression est hachurée comme un électrocardiogramme qui s’affole.

– Dès la première page, t’es complètement dedans ! J’adore. C’est formidable.

Il est en train de lire La dame de Zagreb (2016), le dixième opus de la série. Il a lu tous ceux qui précédaient. Parce qu’il s’intéresse à la deuxième Guerre mondiale et que tous ces romans tournent autour du nazisme, et parce que les événements auxquels Bernie Gunther est confronté sont non seulement historiques mais très variés.

– Il peut aussi bien s’agir de la montée du cinéma à cette époque que du massacre des officiers polonais à Katyn. Il y a Gunther, et puis les autres personnages sont des personnages historiques. C’est un cynique…

– L’auteur ?

– Mais non, Gunther ! Y a plein d’humour grinçant. Lui, il est anti-nazi, mais évidemment il ne peut pas le dire à tout le monde…

Il hésite un peu, se racle la gorge, réfléchit rapidement et conclut :

– Je ne peux pas en parler. Il faut les lire !

– Il y a un autre auteur qui sévit dans le même genre et dont un journal a dit qu’il était un cran en-dessous, mais ce n’est pas vrai : Mc Callin c’est aussi bon !

Catégorie : Policiers et thrillers (Grande-Bretagne).

Liens : Philip Kerr aux éditions du Masque ; La dame de Zagreb au Masque ; Wikipedia pour en savoir plus sur l’auteur et son oeuvre (qui ne se résume pas aux Bernie Gunther).

Un roman de quartier

Gonzáles Ledesma, Un roman de quartier, L’Atalante, 2009

Stylo-trottoir : dans un bus, dame, anonyme, environ 40 ans.
(Qu’est-ce qu’un stylo-trottoir ?)

Ça se passe à Barcelone. Un type veut en tuer un autre – mais ce n’est pas une affaire de terrorisme, hein ! C’est une affaire de vengeance. Et ça ne se passe pas vraiment dans les quartiers touristiques… C’est un roman policier à suspense et l’ambiance est – comment dit-on ? – « interlope ». La prostitution, tout ça. Le flic qui enquête n’est pas très catholique. (L’auteur a écrit d’autres livres avec le même flic, qui s’appelle Méndez). Et le type qu’on veut tuer ne le mérite pas. Il a perdu son fils et il y a un pathétique formidable dans la manière dont il vit son deuil. Mais il n’y a vraiment pas que ça… C’est glauque, c’est noir, c’est savoureux, plein d’humour. Oui, c’est bien, j’aime beaucoup. Il se passe des choses, le cadre est prenant, les personnages ont de la consistance…

Catégorie : Policiers et thrillers (Espagne). Traduction : Christophe Josse.

Liens : chez l’éditeur. Sur cet auteur prolifique de romans populaires (espagnol).

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