La jeune fille et la nuit

Guillaume Musso, La jeune fille et la nuit, Calmann Lévy, 2018

Stylo-trottoir : Régine, française, en vacances en Sicile.

Je suis une inconditionnelle de Musso depuis le début ! Et en vacances, c’est l’idéal : c’est facile à lire et toujours bien fichu. Il sait y faire ! Dès que [ce dernier opus] est sorti, je me suis jetée dessus. Évidemment, il y a un jeu de mots avec La jeune fille et la mort

Ça se passe à deux époques : 1992 et 2017. Une élève avait disparu avec son professeur de philosophie, dont elle était amoureuse. Vingt-cinq ans plus tard, il y a une réunion d’anciens élèves du lycée. On parle de raser le gymnase et ça ennuie fort certaines personnes…Tout part de là.

C’est vraiment très bien. C’est un page-turner.

Catégorie : Policiers et thrillers.

Liens : chez l’éditeur.

La danse de la mouette

Andrea Camilleri, La danse de la mouette, Fleuve noir, 2014 (existe en Pocket)

Stylo-trottoir : femme, une petite trentaine d’années, dans un café.

Camilleri est un auteur prolifique : une centaine d’oeuvres ! dont toute une série avec le commissaire Montalbano comme personnage principal. Vous le connaissez peut-être à travers la série télévisée diffusée en italien sur la RAI puis en français sur France 2 ou France 3.

« Mais moi je n’aime pas trop l’acteur qui joue le commissaire à la télé, explique la jeune femme. Je le vois plus beau que ça, plus de charme, plus italien, aussi. Je préfère de loin lire les livres, et La danse de la mouette est un des meilleurs. Il y a tous les ingrédients : une disparition (celle d’un de ses brigadiers), du suspense, de la séduction, de l’humour… Il paraît que c’est mieux en italien, mais moi ça me va. On est dedans, c’est vivant, ça remplit bien son rôle de divertissement. »

Catégorie : Policiers et thrillers (Italie – Sicile). Traduction : Serge Quadruppani.

Liens : chez Fleuve ; en Pocket ; pour en savoir plus sur l’auteur. Et, pour situer les lieux – ou si ça vous intéresse de partir sur les traces du commissaire.

Une colonne de feu

Ken Follett, Une colonne de feu, R. Laffont, 2017

Stylo-trottoir : Pierre, la soixantaine, autour d’une table.

Phase 1 : vers la page 300

— Mille pages. Mais quand t’as aimé Les piliers de la terre et Un monde sans fin, t’attaques forcément Une colonne de feu. En sachant que dès que tu commences, tu sais plus dormir ! Comme toujours, il [Ken Follet] entremêle l’Histoire et une fiction, des personnages ayant existé et des personnages imaginaires. Ça commence à la Noël 1558 en Angleterre avec Elisabeth Tudor mais ça se passe aussi en France… »

Phase 2 : quelques jours plus tard

— Alors, ce Ken Follett ?

— Je l’ai abandonné avant la fin. Pas assez bon, pas assez historique. Moins bien que les premiers. Il y a des passages pas mal, comme le massacre de la Saint-Barthélémy, mais… Je ne sais pas, j’étais pas dedans. C’est comme un film qui se passe au Moyen Âge : si les gens ont les dents pourries et des poux dans les cheveux, tu y crois ; mais s’ils sont propres sur eux, ça ne marche pas. C’est pareil. J’aurais pu continuer… J’avais un peu envie de connaître la fin. Mais juste un peu.

— C’est peut-être lui qui n’est pas dedans. Il paraît qu’il a une équipe de documentalistes qui travaille pour lui. S’il ne fait pas les recherches lui-même, il est forcément moins dedans.

— Possible.

Catégorie : Littérature étrangère anglophone (Royaume-Uni). Traduction : collectif.

Liens : le livre chez l’éditeur, le site (partiellement en français) de l’auteur.

Un appartement à Paris

Guillaume Musso, Un appartement à Paris, Xo, 2016

Stylo-trottoir : dans un bus, femme, une bonne trentaine d’années.

Le problème, quand on interroge une dame qui lit un thriller de l’auteur préféré des Français (encore jeune et beau), c’est qu’elle n’apprécie pas nécessairement d’être dérangée. Les réponses de celle-ci sont brèves et évasives. Si elle pouvait, elle répondrait par onomatopées, peut-être pour ne pas devoir greffer d’autres mots sur les phrases qu’elle est en train de lire, qui s’enchaînent à grande vitesse et dont le flux semble ne pas souffrir d’être interrompu. Alors qu’en ressort-il ? Ils sont deux, mais ce n’est pas un couple. Ils se sont rencontrés par hasard. Ils ne devraient pas s’entendre mais ils sont d’accord de retrouver des tableaux. Il y a des trucs durs dans la vie du peintre.

– Quel peintre ?

– Celui qui vivait dans l’appartement. Plus l’enquête avance plus c’est dur pour tout le monde : les deux héros et nous. Glaçant.

– Est-ce que c’est comme dans… [sur le coup, les titres ne me reviennent pas, c’est horrible] : on croit qu’on a compris, que le truc est ficelé, et puis ça continue quand même, c’est ça ?

– C’est ça.

Et de fait, ça se vend comme des petits pains.

– Alors, ce n’est pas un succès de réputation ?

– Ah ! Non !

Catégorie : Policiers et thrillers (France).

Liens : chez l’éditeur.

La série des Bernie Gunther

Philip Kerr, 12 romans policiers historiques dont le personnage central est Bernie Gunther, Le Masque, 1993-2017

Stylo-trottoir : Pierre, la soixantaine, autour d’une table.

Il est tellement enthousiaste que son expression est hachurée comme un électrocardiogramme qui s’affole.

– Dès la première page, t’es complètement dedans ! J’adore. C’est formidable.

Il est en train de lire La dame de Zagreb (2016), le dixième opus de la série. Il a lu tous ceux qui précédaient. Parce qu’il s’intéresse à la deuxième Guerre mondiale et que tous ces romans tournent autour du nazisme, et parce que les événements auxquels Bernie Gunther est confronté sont non seulement historiques mais très variés.

– Il peut aussi bien s’agir de la montée du cinéma à cette époque que du massacre des officiers polonais à Katyn. Il y a Gunther, et puis les autres personnages sont des personnages historiques. C’est un cynique…

– L’auteur ?

– Mais non, Gunther ! Y a plein d’humour grinçant. Lui, il est anti-nazi, mais évidemment il ne peut pas le dire à tout le monde…

Il hésite un peu, se racle la gorge, réfléchit rapidement et conclut :

– Je ne peux pas en parler. Il faut les lire !

Le contributeur tient aussi à mentionner un autre auteur sévissant dans le même genre et dont un journal a dit qu’il était un cran en-dessous, « mais ce n’est pas vrai » :

Mc Callin c’est aussi bon !

Catégorie : Policiers et thrillers (Grande-Bretagne).

Liens : Philip Kerr aux éditions du Masque ; La dame de Zagreb au Masque ; Wikipedia pour en savoir plus sur l’auteur et son oeuvre (qui ne se résume pas aux Bernie Gunther).

Un roman de quartier

Gonzáles Ledesma, Un roman de quartier, L’Atalante, 2009

Stylo-trottoir : dans un bus, dame, anonyme, environ 40 ans.
(Qu’est-ce qu’un stylo-trottoir ?)

Ça se passe à Barcelone. Un type veut en tuer un autre – mais ce n’est pas une affaire de terrorisme, hein ! C’est une affaire de vengeance. Et ça ne se passe pas vraiment dans les quartiers touristiques… C’est un roman policier à suspense et l’ambiance est – comment dit-on ? – « interlope ». La prostitution, tout ça. Le flic qui enquête n’est pas très catholique. (L’auteur a écrit d’autres livres avec le même flic, qui s’appelle Méndez). Et le type qu’on veut tuer ne le mérite pas. Il a perdu son fils et il y a un pathétique formidable dans la manière dont il vit son deuil. Mais il n’y a vraiment pas que ça… C’est glauque, c’est noir, c’est savoureux, plein d’humour. Oui, c’est bien, j’aime beaucoup. Il se passe des choses, le cadre est prenant, les personnages ont de la consistance…

Catégorie : Policiers et thrillers (Espagne). Traduction : Christophe Josse.

Liens : chez l’éditeur. Sur cet auteur prolifique de romans populaires (espagnol).

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑