En attendant Bojangles

Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, Finitude, 2015

Par François Lechat.

J’ai donc lu ce phénomène d’édition, un premier roman paru en province et qui cartonne à la surprise de son propre auteur. A la lecture, on comprend pourquoi : on retrouve chez Bourdeaut ce qui a fait le succès d’Alexandre Jardin, des personnages hauts en couleur qui refusent de vieillir et font de leur vie une fête perpétuelle, vouée à l’amour et à la fantaisie, au rire et à la créativité. Comme le livre est, en plus, remarquablement écrit, avec une foule d’inventions fondées sur le langage, l’imagination ou simplement l’humour (comme ce grand oiseau appelé « Mlle Superfétatoire » car cette compagne de vie « ne sert à rien »), on comprend qu’il ait rencontré son public en ces temps moroses. En outre, la fin est très belle et donne de la profondeur à ce qui n’est, pour le reste, pas davantage qu’un exercice de style. Car c’est là, évidemment, la réserve que l’on peut émettre, outre quelques maladresses que l’éditeur aurait dû supprimer : on jubile à lire ce livre, mais on n’oublie jamais qu’il s’agit de littérature, pas de la vraie vie. A ce titre, ce livre très réussi est typiquement français.

Catégorie : Littérature française.

Liens : chez l’éditeur.


L’avis de Brigitte Niquet

Je n’ai pas très souvent de coup de coeur, hélas, mais ce livre-ci en est un absolu. Il ne se raconte pas, car ce n’est pas l’histoire qui importe. Ou plutôt si, mais pas au sens où on l’entend généralement. Lire la suite « En attendant Bojangles »

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑