Peur noire

Harlan Coben, Peur noire, Fleuve Noir, 2009 (disponible en Pocket)

Par Catherine Chahnazarian.

Nous voilà replongés dans l’ambiance de l’opus précédent comme si on avait allumé TF1 à 21 heures pour retrouver une série qu’on n’adore pas comme des midinettes mais qu’on regarde quand même toutes les semaines. J’imagine que ça marche encore mieux si on prend à son début la série des enquêtes de Myron Bolitar (qui commence avec Rupture de contrat) ; mais ça marche aussi si on lit du Coben pour la première fois car il sait re-présenter les personnages et résumer ce qui est nécessaire.

Dans Peur noire, un enfant a besoin d’une greffe de moelle osseuse. Le registre des donneurs a fait apparaître une compatibilité… mais l’homme reste injoignable. Cette affaire commence banalement mais va monter en puissance et en violence. On n’est cependant pas dans un thriller et des passages parfois carrément drôles (comme le chapitre 15 dans lequel une montée d’escalier m’a donné le fou-rire) alternent avec ceux qui font – oh ! pas une peur noire, mais brr quand même. Le lecteur attentif aura peut-être compris quelque chose d’important, car il n’y a pas énormément de personnages suspects et de fils qui se déroulent, mais l’auteur le fera douter, revenir sur son doute, changer encore d’avis… Rien à faire, il faut lire jusqu’au bout pour avoir les derniers rebondissements.

Myron Bolitar a une fameuse personnalité (il n’est pas le seul), et la réputation d’Harlan Coben est bien méritée.

Catégorie : Policiers et thrillers (U.S.A.). Traduction : Paul Benita.

Liens : sur lisez.com ; nos autres critiques de romans d’Harlan Coben sont renseignées à la rubrique « par auteur ».

Mauvaise base

Harlan Coben, Mauvaise base, Fleuve Noir, 2008 (disponible en Pocket)

Par Catherine Chahnazarian.

Comme j’avais bien aimé Double piège (2017), j’ai décidé de me faire une éclate d’Harlan Coben. Je me suis procuré deux livres plus anciens : Mauvaise base (2008) et Peur noire (2009), deux enquêtes de Myron Bolitar, agent sportif à Manhattan.

Ses amis trouvent que Myron est « un type bien », mais il a ce quelque chose d’un peu minable typique des romans policiers amusants mais un poil vulgaires. Quelques comparaisons graveleuses et métaphores provocantes, des références nombreuses aux groupes rock des années 70 et aux équipes sportives américaines font penser que l’auteur a mis son talent au service d’une certaine vision qu’il aurait eue du roman populaire. Cela fonctionne bien mais n’est pas tout à fait du même tonneau que Double piège qui est débarrassé de cet aspect humoristique au profit d’une écriture plus directement au service de l’intrigue que du genre polar.

N’empêche, je le répète, cela fonctionne bien.

Dans Mauvaise base, Myron souffre comme on peut souffrir quand on vient de se faire larguer et qu’on n’a pas la conscience tout à fait tranquille (une référence, visiblement, à l’opus précédent), et comme un ami véritable peut souffrir de voir quelqu’un qu’il aime injustement accusé — de meurtre, évidemment. Les personnages complices qui sont « trop », Win trop froid et trop riche, Big Cindy trop grosse et trop musclée, Frisson trop pulpeuse et trop délurée… forment avec le héros une équipe pas piquée des vers. Et comme il y a de la violence et des sentiments, de la bassesse et du chic, on ne s’ennuie pas !

Catégorie : Policiers et thrillers (U.S.A.). Traduction : Paul Benita.

Liens : Mauvaise base sur lisez.com. Notre critique de Double piège. Nos autres critiques de romans d’Harlan Coben sont renseignées à la rubrique « par auteur ».

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