Au revoir là-haut

Pierre Lemaître, Au revoir là-haut, Albin Michel, 2013 (Prix Goncourt 2013)

Par Sylvaine Micheaux.

Novembre 1918, la guerre la plus meurtrière de tous les temps touche à sa fin, mais le lieutenant d’Aulnay Pradelle décide d’envoyer ses troupes pour un dernier assaut – inutile – afin de glaner une ultime médaille. Lors de cet assaut, Albert Maillard se retrouve enseveli dans un trou d’obus et, sentant sa mort venir, il commence à dire  » au revoir là-haut » quand il est sauvé par un compagnon d’armes, Edouard Péricourt. Les deux survivront, même si Edouard fera partie des « gueules cassées », ayant sauté sur une mine.

Le retour à la vie civile est difficile. L’État oublie tous ces hommes qui ont donné leur vie et leur santé pour la France. Mais il y a de l’argent à se faire : si on n’aide pas les vivants, on honore les morts et les 2 amis vont monter une énorme escroquerie aux monuments aux morts. Les politiques, les banquiers, les opportunistes de tout poil ne sont pas en reste, pompant de l’argent de tout côté puisqu’il a été décidé d’enterrer décemment les millions de soldats morts.

Un livre jubilatoire, vif, incisif, cruel, sulfureux. Une autre manière de voir les années d’après-guerre 14-18.

Catégorie : Littérature française.

Liens : Au revoir là-haut chez l’éditeur. Voir aussi la critique du tome suivant celui-ci : Couleurs de l’incendie.

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