Changer l’eau des fleurs

Valérie Perrin, Changer l’eau des fleurs, Albin Michel, 2018

Par Brigitte Niquet.

A priori, je me méfie des gros pavés (554 pages), surtout quand  la 4e de couverture nous dit qu’il s’agit de « l’histoire intense d’une femme qui, malgré les épreuves, croit obstinément au bonheur ». Aïe aïe aïe, c’est mal parti. Mais j’essaie quand même, l’auteure étant auréolée du succès de son précédent et premier livre Les oubliés du dimanche, et se trouvant par ailleurs être scénariste de plusieurs films de Lelouch.

Lelouch, la référence n’est pas anodine. Personne n’a oublié sûrement Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée, tous deux veufs d’époux très aimés, se cherchant, se trouvant, se perdant, puis se retrouvant dans une valse éperdue sur la plage du Touquet. Si vous avez aimé Un homme et une femme, vous aimerez Changer l’eau des fleurs. Ici, la femme s’appelle Violette et si l’histoire est très différente, le postulat est le même : on peut survivre à tout, on peut même prétendre encore au bonheur quand on a la vie chevillée au corps et que l’on sait voir l’immuable beauté des choses (celle des fleurs en particulier) derrière les mauvais coups du destin. De plus, Violette est gardienne de cimetière, ce qui n’est pas censé faciliter la résilience, mais favorise l’empathie avec les endeuillés qui fréquentent son domaine et viennent chercher chez elle la tasse de thé, la part de gâteau, et surtout l’oreille attentive dont ils ont tant besoin.

Tout cela pourrait être simplement l’objet d’un roman sentimental parmi d’autres, mais il se passe beaucoup de choses dans ce livre (en particulier l’enquête sur « l’accident » qui a coûté la vie à quatre enfants et qui est menée comme dans un thriller), il est écrit d’une très jolie plume et farci de non moins jolies citations empruntées aux inscriptions gravées sur les tombes, aux poètes et surtout aux chanteurs, Brel en tête suivi de près par Brassens et bien d’autres, la conclusion étant laissée à Vincent Delerm avec La vie devant soi. Tout un programme !

Ah, j’oubliais, Violette est aussi une fervente lectrice de John Irving (L’œuvre de Dieu, La part du diable est son livre de chevet, cent fois relu) et l’on sait gré à Valérie Perrin de nous rappeler, accessoirement, que ce romancier est l’un de nos plus grands auteurs contemporains et Le monde selon Garp, par exemple, un chef-d’œuvre qui mérite sa notoriété.

Catégorie : Littérature française.

Liens : chez l’éditeur.

Le discours

Fabrice Caro, Le discours, Gallimard, 2018

Par Catherine Chahnazarian.

Ah ! Ça fait du bien de rire !

Adrien assiste à un repas de famille. Papa, maman, soeur et beau-frère sur le point de se marier, gigot et gratin dauphinois. Il y assiste, certes, mais engoncé dans sa certitude d’être le canard boiteux de la famille, distrait par des pensées obsédantes, perturbé par un rapport conflictuel à la réalité – et par la demande de Ludo : Tu sais, ça ferait très plaisir à ta soeur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. La timidité d’Adrien et sa conviction d’être voué à échouer en tout lui font recevoir cette demande avec terreur. D’autant que ce qu’il aurait à dire…

Excellent divertissement, bien construit et plein d’humour, sur un mode pseudo-psy. Car Adrien nous dit tout au creux de l’oreille. Il raconte ses déboires divers, se confie, s’analyse, revient au repas, repart dans ses obsessions, son mal-être et ses tentatives de fuite, et se moque de lui-même.

Ce discours va être une catastrophe dont on parlera encore dans vingt ans, trente ans, il va traverser les générations, il deviendra une légende urbaine que les grands-parents raconteront le soir pour faire gentiment peur à leurs petits-enfants. Et là les enfants, devinez ce qu’Adrien raconta comme anecdote… — Papi j’ai peur…

Catégorie : Littérature française.

Liens : chez l’éditeur.

Gwendy et la boîte à boutons

Stephen King et Richard Chizmar, Gwendy et la boîte à boutons, Librairie Générale Française, « Le Livre de Poche », 2018 (Keith Minnion pour les illustrations)

Par Florence Montségur.

Si vous êtes jeune et que vous lisez cet article, n’oubliez pas : on ne parle pas à quelqu’un qu’on ne connaît pas, on ne s’assied pas à côté de lui sur un banc dans un parc, et on n’accepte de lui ni chocolats ni cadeaux, pas même une « boîte à boutons ».

Ni agression ni détournement de mineur, malgré un début qui pourrait le laisser craindre, dans cette nouvelle de 156 pages qui ressemble de près à un conte et qui se lit d’une traite avec plaisir et curiosité. Gwendy, douze ans, est prise entre merveilleux et quotidien ; elle va grandir avec cette boîte à boutons qui, croyez-moi, n’engage pas petitement sa responsabilité.

Lecture légère et agréable émaillée de petits suspenses. Pour adultes et jeunes filles de douze ans et plus.

Catégorie : Nouvelles (U.S.A.). Traduction : Michel Pagel.

Liens : au Livre de Poche.

Deux soeurs

David Foenkinos, Deux soeurs, Gallimard, 2019

Par Brigitte Niquet.

Un énième livre sur les tourments de la passion amoureuse non partagée ou détruite par un accident de la vie (comme dans La délicatesse, qui assura le succès de son auteur pour des décennies) s’imposait-il vraiment ? Pas sûr. Même si David Foenkinos sait y faire, 90 pages avec pour seul sujet la détresse de Mathilde, brutalement quittée par son amant alors qu’elle se croyait en pleine idylle et pensait déjà mariage et enfant, c’est beau, mais c’est long. La jeune femme, assommée, s’éloigne de ses amis, renie son métier d’enseignante, qu’elle adorait, et s’enfonce dans la dépression et la solitude, malgré le soutien de sa voisine psychiatre et du proviseur de son lycée. OK, on compatit, mais le propre de ce genre de situation étant que la personne tourne en rond dans un univers clos, le lecteur finit par trouver ça un peu fastidieux.

C’est là que, pour les 90 autres pages, entre en scène Agathe, la sœur de Mathilde, qui prend les choses en main et invite sa frangine à partager pendant un temps le petit appartement qu’elle occupe avec son mari et son bébé, Lili. On imagine sans peine que la cohabitation dans un espace restreint ne va pas être facile, d’autant que les deux sœurs ont derrière elles… un certain contentieux. Ҫa se passe plutôt mal, en effet, du moins du côté de Mathilde car Agathe dégouline de bons sentiments et de désir de bien faire. Mais on pressent que ça va mal finir et, en effet ça finit mal, plus mal qu’on ne pouvait l’imaginer car le dénouement dramatique, peu crédible, semble artificiel, et le retour à une vie idyllique aussi.

Si vous êtes un fan inconditionnel de l’auteur et dans ce cas seulement, n’hésitez pas à vous jeter sur ce livre, mais même les fans inconditionnels conseillent : « Relisez plutôt Charlotte… ».

Catégorie : Littérature française.

Liens : chez l’éditeur.

Mrs Fletcher ou les tribulations d’une MILF

Tom Perrotta, Mrs. Fletcher ou les tribulations d’une MILF*…, Fleuve Editions, 2018

Par François Lechat.

Si vous savez ce qu’est une MILF, vous craignez sans doute un livre assez vulgaire, voire crapoteux (pour les non-initiés, et dit en termes élégants, une MILF est une mère de famille américaine avec laquelle de jeunes gens sont désireux de faire l’amour). On en est pourtant fort loin, ici, si l’on excepte quelques lignes d’un dialogue assez cru et par ailleurs peu original. Le propos de l’auteur n’est pas de choquer, loin de là : on pourrait même reprocher à son roman de s’achever de manière trop conformiste, la morale à l’américaine devant évidemment l’emporter. Mais dans l’intervalle, on aura fait la connaissance d’une belle brochette de personnages (surtout féminins), croqués avec empathie et un sens aiguisé des dialogues, embarqués dans des aventures plaisantes, parfois amusantes, racontées sans un mot de trop et avec juste ce qu’il faut de psychologie pour que l’on ait l’impression d’être pris au sérieux. Ce n’est pas d’une grande profondeur, mais cela donne un tableau frappant d’une certaine Amérique empêtrée dans le politiquement correct, les désirs inassouvis et le méli-mélo des générations (l’héroïne, qui dirige une maison de repos pour personnes âgées, a autant de fil à retordre avec ses pensionnaires qu’avec son étudiant de fils). La vie comme elle va, dépeinte du point de vue des femmes c’est-à-dire trop pleine et trop vide à la fois, les hommes à la hauteur étant, comme on le sait, une denrée rare.

Catégorie : Littérature anglophone (U.S.A.). Traduction : Jean Esch.

Liens : chez l’éditeur.

Complot

Nicolas Beuglet, Complot, XO éd°, 2018

Par Sylvaine Micheaux.

Alors que Sarah Geringën, ancienne militaire de l’armée norvégienne ayant servi en Afghanistan et devenue inspectrice de police, s’installe tranquillement dans sa nouvelle demeure dans une île en face d’Oslo avec Christopher son mari, ex correspondant de guerre, et le fils adoptif de celui-ci, un hélico des forces spéciales vient la chercher pour une mission top secret : la première ministre norvégienne vient d’être trouvée assassinée, nue et martyrisée, tout au nord du pays. Quel secret cachait-elle pour qu’on la tue de cette manière ?

C’est le début d’un intense thriller qui va nous emmener du grand nord au Liban, dans la cité antique de Byblos, le mystère ayant ses sources 2700 ans auparavant, et même à Rome. Car après la mort de la première ministre, deux autres femmes sont en grand danger. Pourquoi ? Comment  les identifier ? Quel complot essaie de les éliminer ? Sarah, aidée de Christopher, va mener l’enquête, parfois poursuivie, parfois devancée par le meurtrier.

C’est un roman qu’on ne quitte pas, bien écrit, très cinématographique, vraiment documenté et – incroyable mais vrai – très féministe. Nicolas Beuglet, que je ne connaissais pas, est de la veine des Thilliez, Minier et autre Dan Brown (pour la partie complot). Complot est son second roman, après  » Le Cri » dans lequel je vais me plonger très rapidement.

Catégorie : Policiers et thrillers.

Liens : chez l’éditeur.

Le vieux qui voulait sauver le monde

Jonas Jonasson, Le vieux qui voulait sauver le monde, Presses de la cité, 2018

Par Anne-Marie Debarbieux.

Les suites les plus prometteuses ne sont pas forcément à la hauteur de nos attentes, et pour moi c’est un peu le cas pour ce second volet des péripéties rocambolesques du « Centenaire qui ne voulait pas fêter son anniversaire ». L’auteur y  reprend avec virtuosité les recettes du premier récit, mais cependant avec moins de bonheur.

Installé dans un luxueux hôtel à Bali avec son compère Julius, producteur d’asperges, Allan maintenant âgé de 101 ans, commence à ressentir l’ennui d’une vie trop calme, d’autant plus que les finances s’amenuisent dangereusement. Bref, il est temps de changer d’air et de s’envoler discrètement (en montgolfière !) vers de nouvelles aventures, tout aussi délirantes que les précédentes. Ce second tome commence donc très bien, mais malheureusement l’intérêt s’effrite un peu au fil des pages. Malgré des situations très drôles, malgré l’insertion d’un  personnage féminin, tout aussi décalé que les deux comparses et qui relance l’intérêt (mais tend parfois à reléguer Allan et ses projets au second plan), on se surprend à trouver à ce roman des longueurs inutiles, une dispersion des thèmes, une action qui s’égare dans trop de directions, ce qui finalement tempère l’enthousiasme du lecteur plus qu’il ne le stimule.

Les rebondissements incessants, la gravité apparente des enjeux, la multiplicité des déplacements, la cocasserie des situations, bref tout ce qui faisait la réussite du premier tome, génère ici une légère lassitude qui rend la lecture toujours divertissante mais parfois un peu longue.

« Bis repetita ne placent pas toujours », comme dit sentencieusement Jules César dans « Le bouclier arverne » !

Catégorie : Littérature étrangère (Suède). Traduction : Laurence Mennerich.

Liens : sur lisez.com.

Les Rêveurs

Isabelle Carré, Les Rêveurs, Grasset, 2018 (disponible en Poche)

Par Sylvaine Micheaux.

Au départ, ce livre est classé en tant que roman. Au fil des pages, on découvre que c’est peut-être une autobiographie, un peu romancée, dont la narratrice s’appelle Isabelle.

Années 70 : une très  jeune femme, issue d’une famille aristocratique de province peu aimante, se retrouve exilée, enceinte et abandonnée par le père de l’enfant, dans un studio de banlieue,  tout proche de la maternité où elle est censée accoucher et abandonner son fils. Elle doit mener sa grossesse loin du qu’en dira-t-on.

La rencontre avec un jeune étudiant des beaux-arts va changer la donne : il reconnaît son enfant, l’épouse, devient un styliste reconnu et la famille, qui s’est agrandie d’une fille, Isabelle, et d’un autre fils, emménage dans un grand appartement à la décoration extravagante, aux murs peints en rouge et décoré de toiles angoissantes peintes par le père. Comment peuvent grandir trois enfants quand ils ne peuvent s’appuyer sur leurs parents ? Avec une mère qui traverse la vie la « pensée le plus souvent capturée à des années lumières, la démarche fantomatique » ; un père qui rêve également, car le rêve est plus beau que la réalité. Les parents sont déjantés et dépressifs, et les enfants essaient de se construire, en quittant parfois la réalité eux aussi.

L’écriture est telle qu’on imagine l’écrivaine, douce, belle et délicate. Un beau roman qui parle de la part d’ombre qui existe dans chaque famille.

Catégorie : Littérature française.

Liens : chez Grasset, au Livre de Poche.

Sans défense

Harlan Coben, Sans défense, Belfond Noir, 2018 (disponible en Pocket)

Par Catherine Chahnazarian.

Pour qui nous prend-on ?

J’avais fait la rencontre de Myron, Win, Esperanza, Big Cindy, papa et maman, personnages fétiches d’Harlan Coben, en lisant coup sur coup Mauvaise base (2008) et Peur noire (2009). J’avais passé du bon temps – le plaisir de la découverte – et je n’ai pas de regrets. Il y a quelques semaines, j’avais essayé un des ouvrages de la trilogie pour jeunes dans laquelle c’est Mickey Bolitar, 16 ans, le neveu de Myron, qui mène les enquêtes avec ses camarades Ema et Spoon. J’avais trouvé ça mauvais, disons-le, mais j’excusais l’auteur en me disant qu’il ne maîtrisait pas le genre « jeunesse ». D’autant qu’il avait, à mes yeux, fait la preuve de ses talents avec Double piège (2017), qui met en scène d’autres personnages et repose sur des valeurs plus sûres, et qui m’avait vraiment beaucoup plu. J’avais donc bon espoir en attaquant Sans défense (2018), mais Coben y revient avec toute sa bande et le récit commence en se focalisant sur Win, personnage omniscient, super fort et infiniment riche (ce qui est très commode, évidemment) commettant en quelques secondes trois meurtres totalement injustifiés qu’il raconte lui-même en levant les épaules : que voulez-vous, il est comme ça. Ensuite, tout est à l’avenant : il suffit d’être accompagné de Zora (ex du Mossad) pour que les méchants prennent peur ; il suffit d’envoyer Esperanza (ex-star du catch) se renseigner sur ci ou ça pour recueillir des infos utiles… Claquements de doigts. Enfin, pour ne parler que de l’essentiel, il y a des répétitions comme si l’auteur ne s’était pas relu, et quelques bizarreries comme si la traductrice elle-même en avait un peu marre de faire du Coben.

Je suis aussi déçue qu’agacée car, au moment d’écrire ces lignes, Sans défense est encore dans le top 10 des meilleures ventes en France par les simples pouvoirs d’une réputation et de la publicité (tout un mur dans la grande librairie où il m’arrive de m’égarer). On m’objectera que nombre de lecteurs sont moins exigeants que moi et que, d’ailleurs, j’ai fini le livre. Je ne peux en effet nier à Coben l’art de donner envie de connaître la fin de ses histoires ; il y excelle. Mais en même temps, je ne peux m’empêcher de me (re)poser la question (en pensant également à Amélie Nothomb et quelques autres) : pour qui nous prend-on ?

Catégorie : Policiers et thrillers (USA). Traduction : Roxane Azimi.

Liens : La publicité du livre sur lisez.com ; le classement des meilleures ventes en France sur Edistat.

Les gratitudes

Delphine de Vigan, Les gratitudes, JC Lattès, 2019

Par Brigitte Niquet.

Depuis Rien ne s’oppose à la nuit et D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan transforme en or tout ce qu’elle touche, ou plutôt ce qu’elle écrit, et jusqu’ici, ce n’était que justice. D’où vient qu’avec Les gratitudes elle se montre pour la première fois, à mon sens, un peu décevante ? Difficile à dire. Peut-être parce qu’elle s’éloigne de la noirceur absolue qui était sa marque de fabrique pour aborder un genre beaucoup plus consensuel, non par son sujet (la fin de vie en EHPAD ¹) mais par la manière de le traiter.

En effet, Michka, frappée d’aphasie (perte progressive du langage), se retrouve en EHPAD contre son gré mais sans véritable révolte non plus. C’est une charmante vieille dame, qui était et reste adorable jusqu’au bout, et elle est bien soutenue par les visites fréquentes de Marie, jeune femme qu’elle a connue et quasi recueillie enfant et qui déborde de reconnaissance et d’amour pour elle. Il y a aussi Jérôme, jeune orthophoniste pas encore blasé par son métier, qui lui consacre tout le temps nécessaire et même au-delà. Dans le genre « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », c’est un peu le pays des Bisounours, là. Or, les journaux nous informent tous les jours de ce qui se passe réellement dans les EHPAD, souvent plus proches de l’enfer que du paradis pour les malades, et de la maltraitance dont trop de vieillards sont victimes. Quant aux « accompagnants », ils se répartissent entre ceux qui devraient être là et, ne s’en sentant ni le courage ni l’envie, se sont mis aux abonnés absents ; et ceux qui essayent de faire pour le mieux et baissent souvent les bras devant cet « étranger » qui ne se souvient de rien, ne reconnaît plus rien ni personne, ou pire, que la maladie transforme en un bloc de haine et d’injures, usant d’un langage ordurier dont on ne l’aurait pas cru capable. On est loin des Bisounours.

Delphine de Vigan affirme avoir écrit ce livre pour nous rappeler à quel point il est important de dire à ses proches qu’on les aime avant qu’il ne soit trop tard. Louable préoccupation mais alors, c’est avant l’entrée en EHPAD que ça se passe, pas après. Tout le talent de l’auteure ne suffit pas à nous convaincre du contraire. Il y a sans doute des cas particuliers (les rapports de Michka et de Marie semblent en être un), mais on ne peut les ériger en modèles.

¹ EHPAD : Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Catégorie : Littérature française.

Liens : chez l’éditeur.

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