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Littérature française
Par Julien Raynaud
Ce roman, qui n’est pas un polar, est réellement comique. On le doit à son écriture et à son héros, très désabusé et premier degré. Il semble assez inadapté à la vie en société, ne connaît même pas le principe des points fidélité dans les supermarchés, c’est dire.
L’histoire est simple : le narrateur veut mettre la main sur un vieux livre, resté chez ses parents. Inutile d’en savoir plus. L’essentiel n’est pas là, mais dans la narration. L’auteur réussit à nous faire croire qu’on ne lit pas un roman, puisqu’il nous glisse ici ou là des phrases dans le genre : « si cela se déroulait dans un roman, on n’y croirait pas », ou « il faudra que j’y pense pour un futur roman ». Dans les conversations que tiennent les personnages, le héros ponctue : « aucun écrivain ne pourrait inventer une phrase pareille ».
L’édition Points rapporte que selon Le Monde des livres, c’est « jubilatoire ». On ne peut que confirmer. Vous allez normalement pouffer à des très nombreuses pages. Souvent, cela ne tient à pas grand-chose. Comme dans cette scène anodine où l’un des personnages indique que lorsqu’une saga littéraire est en trois tomes, il commence toujours par acheter les deux premiers. Et le narrateur conclut : « aucun doute, en dépit de son calme apparent, il est fou à lier ».
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Luc Chomorat
Le polar de l’été
Éditions La Manufacture de Livres
2017
Disponible aux éditions Points
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